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Le suisse Vivent Biosignals trouve les fonds pour accélérer le déploiement de sa technologie

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Les cofondateurs de Vivent Biosignals, Carrol Plummer (CEO) et Nigel Wallbridge (président excécutif) au centre, entourés par Carl Rentes (directeur commercial) (à gauche) et Andrzej Kurenda (directeur scientifique). Crédits : © Vivent Biosignals

Vivent Biosignals a levé des fonds auprès d’un nouvel actionnaire et de deux actionnaires historiques pour accélérer la commercialisation de sa technologie de surveillance des biosignaux des végétaux.

La société suisse Vivent Biosignals, spécialiste des mesures en temps réel de la santé des cultures, annonce une levée de fonds de 7,5 M€, auprès d’Agri Investment Fund (AIF), de ses investisseurs historiques, la coopérative d’investissement néerlandaise Horticoop et la société d’investissement néerlandaise Pymwymic et d'investisseurs privés suisses. « Ce financement permettra d'accélérer le déploiement commercial de sa technologie révolutionnaire de surveillance des biosignaux végétaux, qui transforme la gestion des cultures et la production alimentaire durable », indique la société dans son communiqué du 20 novembre 2025.

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Fondé par Carrol Plummer et le Dr Nigel Wallbridge, Vivent Biosignals fournit des mesures en temps réel de la santé des cultures qui sont utilisées pour optimiser l'irrigation, la fertilisation et les traitements des cultures. Sa technologie permet de capturer les flux électriques d’une plante grâce à des biocapteurs qui, couplés à du machine learning, permettent de comprendre la signification de tel ou tel signal, aussi bien par exemple d'un stress hydrique, que d’un manque de potassium ou d’une attaque d’un ravageur, qu'il s'agisse d'un insecte piqueur ou mangeur. « Nous pouvons faire la différence entre un puceron et un thrips, un insecte 10 à 20 fois plus petit qu’un puceron, qui se nourrit sur les bourgeons apicaux et de floraisons, par exemple », précise Damien Vinet de DirectFabAgr, représentant de Vivent Biosignals en France. La solution de Vivent permet de mesurer jusqu'à 25 problèmes rencontrés par les plantes.

Toujours des projets en cours

Si la découverte des signaux émis par les plantes n’est pas nouvelle, la valeur ajoutée de Vivent Biosignals « repose non seulement sur la manière de capter le signal émis par la plante grâce au biocapteur Vita 1, mais aussi sur la capacité de ses modèles grâce à des algorithmes intelligents basés sur l'IA, d’indiquer à l’instant T si la plante souffre et cela avant même que le problème ne soit visible à l’œil nu », ajoute ce dernier. Vivent a notamment travaillé sur la détection du mildiou et de l’oïdium sur la tomate avec l’Université de Wageningen aux Pays-Bas. « Lorsqu’il fallait 10 jours pour constater le mildiou sur les plants, la technologie de Vivent donnait des signaux au bout de 2/3 jours. Ce qui permet à ses clients un pilotage de leurs traitements beaucoup plus efficace ».

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Durant l’été 2024, Vivent Biosignals a également travaillé sur un projet d’irrigation contrôlé de bleuets en collaboration avec Parfums Christian Dior au sein de la ferme pilote d’Hectar, aux portes de Paris. « Les signaux émis par les plantes, collectés grâce au biocapteur de Vivent, ont permis de connaitre en temps réel le niveau d’absorption d’eau par les plantes et le cas échéant leur niveau de stress hydrique. Résultat, au bout d’une semaine d’utilisation de la technologie Plant Feedback du groupe, nous avons pu réduire le nombre d’irrigations, tout en obtenant une amélioration de la production », indique encore Damien Vinet. 

Parmi les projets en cours, Vivent Biosignals travaille sur les pommes de terre pendant le stockage pour surveiller la germination avant tout signe visible. « En stockage, les biocapteurs de Vivent peuvent prédire la germination jusqu’à 20 jours avant l’apparition des symptômes visuels, ce qui permet une meilleure prise de décision, optimise les traitements, minimise les déchets et augmente la rentabilité », explique ainsi la société. Vivent Biosignals était d’ailleurs nominé pour les British Potato Awards au British Potato Industry Event qui s’est achevé le 20 novembre, dans la catégorie AgTech et innovation d’applications. 

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