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Commerce extérieur Le vin, les grains et les fromages plus que jamais les secteurs phares

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Les vins et boissons, les céréales et les fromages sont plus que jamais des secteurs phares du commerce extérieur agroalimentaire, indique une étude d’Agreste, sur la période 1998-2007. En revanche la situation s’aggrave pour les fruits et légumes.

Sur les 9 milliards d’euros d’excédent réalisés en 2007 par le commerce extérieur agroalimentaire français, 7 ont été imputables aux ventes au Royaume-Uni, à l’Italie et à l’Allemagne, selon Agreste, publication d’analyse statistique du ministère de l’Agriculture. L’étude d’Agreste, couvre les années 1998-2007.

Sur cette période, les vins et boissons rapportent annuellement 6 à 9 milliards d’euros nets à la balance commerciale. Les exportations de vins français vers l’Espagne ont progressé au cours des dix dernières années. En outre, « de nouveaux marchés apparaissent comme celui de la Russie, qui amène de 60 à 70 millions d’euros d’excédents depuis 2005, soit trois fois plus qu’en 1998 ». L’ensemble du commerce des eaux-de-vie a rapporté deux milliards d’euros en 2007, contre 1,2 milliard en 1998, note Agreste.

Les déficits : bière, pâtes, fruits et légumes

La filière céréalière a apporté 5 milliards d’euros en 2007, « un résultat exceptionnel, la moyenne des dix dernières années étant plus proche de 4 milliards », commente Agreste. L’UE est le premier marché pour les céréales françaises. Les ventes au Royaume-Uni ont concerné également des produits de la boulangerie. Hors UE, le Maghreb et l’Afrique subsaharienne « sont de gros acheteurs », avec une amélioration des ventes en 2007. Mais certains produits transformés, dérivés des céréales sont en déficit : les pâtes et le bière, sans compter le riz, produit semi-transformé.

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Enfin, les opérateurs français « vendent de plus en plus de fromages et de yaourts, qui sont des fabrications à haute valeur ajoutée », ajoute Agreste.

À l’inverse, les fruits et légumes et les produits de la pêche sont de plus en plus importés, avec un déficit qui a dépassé trois milliards d’euros. Les opérateurs français achètent des légumes au Maroc et au Proche-Orient, des agrumes, fraises et pêches à l’Espagne, des fruits africains et américains et des produits transformés sud-américains. Le solde des fruits est négatif depuis 2003.