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Machinisme L’éco conception trouve des leviers d’action dans le machinisme

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Le Cemagref a organisé le 22 février au Salon international de machinisme agricole (Sima) un colloque intitulé « L’éco conception : la solution pour les agroéquipements de demain ? ». Cette réunion souhaitait initier une réflexion entre utilisateurs et constructeurs de machines agricoles autour des outils et contraintes de l’éco conception en agriculture.

«Pour répondre aux attentes des directives du plan Ecophyto 2018, il faut massifier les outils de conseil, afin de réduire leurs coûts, et optimiser les apports d’intrants grâce à une meilleure connaissance des bio agresseurs », a expliqué Delphine Taillez-Lefebvre, du groupe InVivo NSA, lors d’un colloque du Cemagref ayant pour thème « L’éco conception : la solution pour les agroéquipements de demain » le 22 février au Sima. L’optimisation des utilisations d’intrants permise par l’innovation en ce qui concerne le machinisme et les technologies de l’information en agriculture a ainsi été débattue lors de ce colloque. Le Cemagref souhaitant mettre en place un projet collaboratif entre utilisateurs, constructeurs et coopératives nommé Eco Défi, et utilisant les analyses de cycle de vie pour évaluer les effets économiques et environnementaux des différentes techniques d’épandage.

Une meilleure information pour optimiser l’usage d’intrants
« L’observation par satellite des parcelles pour optimiser les apports d’azote a permis aux agriculteurs bénéficiant de cette technologie de réduire leur impact sur la qualité des eaux », a indiqué Delphine Taillez-Lefebvre. Selon elle, le système Farmstar, qui réalise des images satellitaires des parcelles, permet une information locale sur les besoins et l’état des cultures. Mais Delphine Taillez-Lefebvre signale que le recours à cette technologie a été rendu possible par la massification de son utilisation. En ce qui concerne les bio-agresseurs, Delphine Taillez-Lefebvre a insisté sur la nécessité d’optimiser les doses de produits phytosanitaires utilisées aux seuils de nuisibilité « en appliquant le bon produit, à la bonne dose, à la bonne date ». Enfin, la représentante d’InVivo NSA a souligné l’importance de la généralisation de ces outils pour réduire à la fraction utile les doses d’intrants en agriculture.

Améliorer les bilans énergétiques en agriculture
« D’ici à 2012, l’étiquetage des émissions de gaz à effet de serre (GES) en équivalent CO2 des produits alimentaires pourrait devenir obligatoire », a indiqué Jérôme Labreuche, spécialiste du travail du sol chez Arvalis. Pour lui, les analyses de cycle de vie des produits qui seront réalisées pour étiqueter les produits mettront en avant deux types de contributions des filières agricoles aux émissions de GES. Les émissions directes, liées aux activités sur les exploitations, et indirectes, liées au transport des matières premières et à leur transformation. Sur le premier poste, le machinisme peut jouer un rôle pour faire baisser les émissions. Selon Jérôme Labreuche, « 20 à 40 litres de fioul par hectare peuvent être économisés par l’utilisation du semis direct, quand cette pratique est possible sur l’exploitation ». Enfin, pour réduire l’utilisation de produits phytosanitaires, Jérôme Labreuche prône un raisonnement des itinéraires techniques à l’échelle des exploitations en combinant les moyens mécaniques, génétiques, utilisation de plantes couvrantes et agronomiques par des rotations culturales adaptées.

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