A la veille de quitter la rue de Varenne Michel Barnier aime à dire qu’il prépare à son successeur un ministère organisé pour être rebaptisé ministère de l’alimentation, de l’agriculture et de la pêche. Il l’a répété cette semaine à Rungis en affichant son « plan d’actions » explicitement tourné ver les IAA et l’agro-industrie. Avec à la clé 10 priorités assignées à la recherche-développement qu’il voudrait voir suivies par les pôles de compétitivité et agréées par Bruxelles pour émarger au PCRD communautaire. La mobilisation obtenue sur le terrain avec les assises de l’agroalimentaire en région lui donne aussi des arguments pour infléchir les axes de « compétitivité » que le Commissaire européen chargé des entreprises et de l’industrie doit adopter d’ici l’été sur la base de 30 recommandations qui viennent tout juste d’être formulées.

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De se savoir ainsi « au cœur des préoccupations publiques » fera peut-être chaud au cœur des professions agroalimentaires. En région, à Paris comme à Bruxelles cela doit éviter certains oublis qui ont été dommageables dans le passé. Toutefois, le catalogue dressé par les uns et les autres, même qualifié du terme prometteur de « feuille de route », n’est que descriptif en fin de compte et manque de nouveauté. Surtout, il n’est guère chiffré et n’empêche pas certains budgets de stagner comme le FISIAA, ou d’être divisés par deux comme celui de l’ANR. La nouveauté se limite à créer un Grand conseil des IAA auprès de Philippe Rouault dans lequel les industriels ne seront pas seuls du tout et de confier à l’office France Agri Mer le soin de « loger » un Observatoire stratégique de l’agroalimentaire. Quel héritage !