La campagne 2016-2017 de légumes d’hiver ne restera pas gravée dans les mémoires. À l’exception du chou-fleur, les récoltes ont diminué pour toutes les productions à cause notamment des conditions climatiques. Malgré ces faibles volumes, les résultats économiques sont restés corrects, certaines productions enregistrant même des chiffres d’affaires en hausse.
La météo n’a pas été clémente pour les légumes d’hiver durant la campagne 2016-2017. Les températures du printemps ont été inférieures aux normales jusqu’au mois de juin 2016 et les fortes précipitations ont affecté la qualité des productions, quand elles ne les ont pas réduites à néant. Les températures ont remonté pendant l’été, dépassant largement les normales au mois de septembre. Cette hausse des températures s’est accompagnée d’un manque d’eau défavorable à la pousse des légumes. Finalement, les conditions climatiques auront eu un seul atout : celui de prolonger la consommation de légumes d’hiver jusqu’à tard dans le printemps, indique la synthèse « Légumes d’hiver » publiée par le service de la statistique du ministère de l’Agriculture le 17 juillet.
Recul des volumes
À l’exception du chou-fleur, qui enregistre une hausse de la production de 4 % sur un an (après une campagne 2015-2016 très mauvaise : -24 % de production comparé à la moyenne quinquennale), tous les autres légumes d’hiver ont vu leurs récoltes diminuer. La production de carotte a chuté de 4 % malgré des surfaces stables. Celle du poireau a reculé de 5 %, en grande partie à cause du recul des superficies cultivées. En endive et chicorée, la production recule de 8 %. Quant à la laitue d’hiver, sa production a chuté de 20 % malgré des surfaces de production stables.
Chiffres d’affaires hétérogènes
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Si le recul de la production est général, les résultats économiques varient. En chou-fleur et carotte, les chiffres d’affaires reculent. La baisse est de 6 % sur un an pour le chou-fleur, car même si la production a légèrement augmenté, les cours ont été en moyenne inférieurs de 10 % à ceux de la campagne précédente. En carotte, le chiffre d’affaires affiche un niveau 3 % inférieur à celui de la moyenne des cinq dernières années. En cause, des cours en baisse qui viennent s’additionner à des récoltes en baisse elles aussi.
En chicorée et en laitue, la hausse des cours (+11 % par rapport à la moyenne quinquennale en chicorée, +20 % en laitue) a permis de maintenir un chiffre d’affaires stable. Les prix « en forte hausse » de l’endive et du poireau ont permis, pour ces deux productions, d’afficher un chiffre d’affaires annuel bien supérieur à la moyenne des cinq dernières années (+11 % en endive, +23 % en poireau).
La production de laitue d’hiver a chuté de 20 % malgré des surfaces stables