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Légumes en conserve et surgelés : « plébiscite » des consommateurs en 2020

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L’interprofession des légumes en conserve et surgelés (Unilet) s’est félicitée de l’essor de la consommation en 2020, alors que les producteurs ont dû composer avec la crise sanitaire et les aléas climatiques pour refaire les stocks. Si l’objectif de production bio est atteint avec un temps d’avance, Unilet regrette que le partage de la valeur laisse encore à désirer.

En 2020, les achats des ménages de légumes en conserve et surgelés ont connu une hausse « sans précédent », selon l’interprofession française des légumes en conserve et surgelés (Unilet). Durant les neuf premiers mois de l’année, les achats en volume ont augmenté de 8,5 % pour les surgelés et de 7,7 % pour les conserves, indique Unilet dans un dossier de presse diffusé le 14 janvier. Sans surprise, les deux confinements sont synonymes de pics de consommation : « +31 % pour les surgelés et +28 % pour les conserves en volume lors du confinement du printemps », puis « + 50 % en valeur pour les légumes cuisinés surgelés, ainsi que pour les légumes en conserve la semaine amorçant le confinement de l’automne », assure l’interprofession en s’appuyant sur les données des panélistes Kantar et Nielsen. Ce « plébiscite » pourrait perdurer, puisque 77 % des Français souhaitent maintenir ou augmenter leur consommation de légumes appertisés, et 85 % comptent faire de même avec les légumes surgelés, assure Unilet en citant une enquête CSA réalisée en décembre.

Compliqué pour le pois et le haricot

Côté production l’année 2020 a été dense, poursuit Unilet. Si la filière « s’est donné les moyens de réassigner rapidement ses offres dédiées à la RHD aux circuits de distribution à domicile », les 4 500 producteurs ont été sur le pied de guerre durant la campagne estivale pour refaire les stocks « sous haute tension », conséquence de la crise sanitaire. Certaines productions légumières ont été particulièrement touchées par les aléas climatiques en 2020, avec des volumes récoltés « nettement en deçà des prévisions » : -14 % pour le pois, -12 % pour les flageolets et -11 % pour les haricots, ce qui a créé « de fortes tensions sur le marché ». D’autre part, l’interprofession des légumes en conserve et surgelés regrette que la hausse « importante » des coûts de production ne soit pas répercutée sur le prix de vente des produits. Mi-octobre, elle avait déjà alerté les distributeurs à ce sujet en les invitant à faire un pas en avant lors des négociations commerciales 2021, lesquelles sont toujours en cours. Enfin, au rayon des bonnes nouvelles, Unilet a annoncé avoir atteint son objectif de « doublement de ses productions bio » avec deux ans d’avance.

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La filière des légumes en conserve et surgelés compte 4 500 producteurs et 23 sites de surgélation et appertisation dans la grande moitié ouest de la France. En 2019 elle a récolté 873 000t de légumes sur 70 200 ha, soit le tiers de la surface légumière française. Le pois et le haricot vert représentent environ 80 % des surfaces cultivées.

« Les achats en volume ont augmenté »