Remettre l'emploi au centre des préoccupations de la politique agricole, tel était l'objectif des seize organisations à l'origine des Rencontres nationales des agricultures, qui se sont déroulé dans le Rhône du 22 au 24 août.
Seize organisations (1) agricoles et rurales, dont la Confédération paysanne, le mouvement des Amap, Terre de lien et le MRJC ont mis sur pied, du 22 au 24 août à Dardilly (Rhône), la seconde édition des Rencontres nationales des agricultures, mettant l'emploi au cœur des débats. L'objectif de ces structures est de réfléchir et travailler ensemble pour porter des positions politiques communes.
« Nous avons su utiliser les différences de nos organisations pour en faire des richesses. Le modèle agricole qui nous est proposé ne nous convient pas, le fruit de nos réflexions doit être porté politiquement », a conclu Laurent Pinatel, porte-parole de la Confédération paysanne.
Mieux répartir les revenus
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
« Devant la disparition continuelle du travail agricole et rural et la précarisation de ce qu'il en reste, nous nous inquiétons de la répartition des revenus, jusqu'à présent attachés au travail, et cherchons des moyens de réduire les inégalités », expliquent les associations dans un Manifeste rédigé après les trois jours de discussions.
Elles revendiquent une « implication des citoyens et des collectivités dans une politique foncière donnant les moyens de cultiver la terre sans l'acquérir », exigent « une répartition du soutien au revenu des paysans liée à l'actif agricole », et demandent « une véritable évaluation de l'agriculture. Celle-ci prendrait en compte l'ensemble des coûts », pour mettre en évidence « l'échec économique de la politique industrielle. Elle montrerait, selon ces organisations, qu'elle est déficitaire et déconstruirait le mythe de l'exportation ».
(1) AFIP, Accueil Paysan, FADEAR, FNCIVAM, MRJC, Terre de Liens et MIRAMAP (membres du collectif INPACT) ainsi que Nature & Progrès, la Confédération Paysanne, les Amis de la Confédération Paysanne, le MODEF et Solidarité Paysans