Nous, l’enseigne anti-gaspillage alimentaire, vient de lever 8 millions d’euros auprès de trois nouveaux fonds d'investissement pour accroître son développement sur le territoire, avec un objectif de cinquante magasins en 2024. Ces fonds serviront aussi au développement d’offre e-commerce disruptive et de nouveaux partenariats innovants.
L’enseigne Nous, qui lutte contre le gaspillage alimentaire, avec une offre de produits déclassés et des invendus, vient de lever 8 millions d’euros auprès de « trois fonds aux valeurs proches et aux stratégies complémentaires », explique le communiqué. Il s’agit d’Eutopia, le fonds européen qui accompagne des start-up engagées dans de nouveaux modèles de consommation (il est également au capital de Oh My Cream !, Hari&Co, Tediber et Tiptoe), de Quadia, un des pionniers de l‘investissement à impact (présent au capital de Ynsect, La Ruche qui dit oui et Les Coteaux Nantais) et de Danone Manifesto Ventures, la structure d’investissement et d’incubation du groupe Danone qui investit dans des projets innovants sur l’alimentation de demain (présent dans Michel et Augustin, Yooji et Phenix). « Tous les actionnaires, à savoir les familly office présents au démarrage et Phénix, l’actionnaire historique, et les trois nouveaux fonds détiennent ensemble 60% du capital, explique Vincent Justin, cofondateur de l’enseigne Nous, avec Charles Lottmann, tous deux minoritaires au capital. Nous avons fait le choix d’aller vite dans le développement, et donc de diluer rapidement notre participation. »
L’objectif de cette levée de fonds, « la troisième depuis la création, pour un total de 10 millions d’euros », précise Vincent Justin, vise à développer le nombre de magasins pour arriver à 50 en 2024, contre 10 aujourd’hui, principalement dans le grand Ouest et deux à Paris (ouverture prévue du deuxième magasin le 28 octobre). Le but de Nous est d’accroître les ouvertures sur la côte atlantique, avant d’attaquer la région Rhône-Alpes et Paris. « Avec douze magasins, notre centrale d’achat est rentable. Une fois ce point mort atteint, arriver à 50 magasins permettra de faire la preuve que nous avons maillé une région et réussi à en dupliquer une autre », détaille Vincent Justin. Surtout, cela permettra de démontrer « que travailler dans l’économie sociale et solidaire ne veut pas dire qu’on ne gagne pas d’argent. On peut développer un modèle économique pérenne avec des produits qui valent zéro », ajoute-t-il.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Outre une meilleure couverture nationale de ses enseignes, Nous porte également deux projets depuis le début de son aventure, qu’il compte bien mettre en musique. « D’un lieu de commerce, nous voulons faire de nos magasins des lieux de vie, pour que nos clients qui viennent pour les valeurs de la marque, participent aussi à la lutte pour l’environnement. » Un projet qui se traduirait par des expériences culinaires, avec des recettes travaillées par des grands chefs à base des produits vendus chez Nous, ou encore des ateliers de cuisine autour de recettes avec des produits déclassés, par exemple. Enfin, Nous souhaite développer une offre de e-commerce disruptive, avec des drive piétons, « des lieux vivants et connectés avec le quartier », insiste Vincent Justin. Après avoir réalisé un chiffre d'affaires de 4,7 millions d'euros en 2019, Nous à un objectif de 12 millions d'euros en 2020.