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OCDE L’environnement doit rester une priorité malgré la crise selon l’OCDE

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Dans un rapport présenté le 30 mars aux ministres de lenvironnement, lOCDE (Organisation de coopération et de développement économique) appelle les États à mener des politiques de protection de lenvironnement ambitieuses, car linaction dans ce domaine coûtera très cher à long terme. Lorganisation regroupant les pays développés recommande notamment dintégrer des objectif environnementaux aux politiques sectorielles comme lagriculture, lénergie ou les transport.

« Même si l’assainissement des finances publiques et la lutte contre le chômage de masse constituent les défis les plus immédiats, les pays ne doivent pas négliger les problèmes à plus long terme », et notamment la protection de l’environnement, estime l’OCDE qui vient de publier un rapport sur les Perspectives de l’environnement de l’OCDE à l’horizon 2050, les conséquences de l’inaction. « Des sources de croissance plus vertes peuvent aider les gouvernements à faire face aujourdhui à ces problèmes pressants », a souligné le secrétaire général de l’OCDE, Angel Gurría, le 30 mars à l’occasion de la réunion des ministres de l’environnement de l’OCDE, auxquels s’étaient joints ceux de l’UE, du Brésil, de la Chine, de la Colombie, de l’Indonésie, de la Russie et de l’Afrique du Sud. Pour l’OCDE, il est indispensable de faire en sorte que les politiques économiques et sectorielles comme l’agriculture, l’énergie ou les transports « intègrent des objectifs environnementaux, car elles ont un impact plus grand que celui des seules politiques environnementales. »

Supprimer les subventions dommageables pour lenvironnement
Selon l’organisation réunissant les principales économies de la planète, un éventail de solutions est à la disposition des États. Premier levier d’action : instaurer des écotaxes et des systèmes d’échange de quotas d’émission pour faire en sorte que polluer coûte plus cher que respecter l’environnement. Une autre solution consiste à évaluer et tarifer les actifs naturels et les services éco-systémiques comme l’air pur, l’eau potable et la biodiversité sur la base de leur vraie valeur. La suppression des subventions dommageables pour l’environnement « aux énergies fossiles ou aux réseaux dirrigation qui gaspillent l’eau », est également préconisée. Enfin, l’OCDE rappelle qu’il faut encourager l’éco-innovation en rendant les modes de production et de consommation polluants plus coûteux tout en apportant un soutien public à la recherche et développement. De manière plus générale, l’OCDE recommande d’examiner avec soin les contradictions entre les politiques et d’y remédier. Par exemple, « le recours accru aux biocombustibles pour atteindre les objectifs climatiques pourrait avoir des effets dommageables sur la biodiversité en exigeant davantage de terres pour les cultures bioénergétiques », souligne le rapport.

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