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Bovins Les abattages de jeunes bovins en sérieux recul

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La baisse saisonnière du prix des jeunes bovins a été brutale cette année, mais elle se stabilise. Et, selon l’Institut de l’élevage (Idele), fin avril, le prix du jeune bovin U reste supérieur de 8% au prix de 2011.

D’après une étude de l’Institut de l’élevage (Idele) du mois de mai, les abattages de taureaux et taurillons ont chuté de 15% en mars. Tendance confirmée par Normabev en avril avec une baisse de 15% des abattages. Néanmoins, si la baisse a été brutale, elle reste saisonnière. Parallèlement, le 15 mai, le Sniv-SNCP (entreprises françaises des viandes) constate que « face à cette pénurie d’animaux, les industries d’abattage-transformation françaises sont privées d’une partie de leur approvisionnement et se voient dans l’obligation de répercuter la hausse du prix de leurs produits ».
Dans un contexte d’offre raréfiée, les prix qui étaient en recul se sont stabilisés, toujours au-dessus des niveaux de 2011. « À 3,81 euros le kilo, la cotation du JB U restent supérieure de 8% à celle de 2011 », lit-on dans l’étude d’Idele. Pour rappel, en 2011, les cotations des jeunes bovins avaient gagné du terrain, soutenues notamment par le marché à l’export. L’ouverture du marché turc avait alors représenté un marché important. Sauf que la fermeture du marché turc pour des raisons politico-sanitaires a tiré vers le bas les volumes exportés. Si aujourd’hui, les prix diminuent, ils restent encore supérieurs aux prix de 2011. Et de grandes incertitudes persistent sur le marché turc. Selon l’Idele, « l’offre raréfiée a continué à limiter les envois de viandes fraîches (-24%) ». Et cela serait lié principalement à l’arrêt des exportations vers la Turquie.

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