Alliance Provence, association initiatrice des AMAP en France, appelle le réseau à s'organiser au national. Une réunion préparatoire à la mise en place d'une coordination nationale des AMAP se tiendra à Paris mi-octobre. Cette volonté d'union est née du fort développement des AMAP et de la nécessité d'une visibilité nationale pour tout le réseau.
A l'origine des AMAP (Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne) en 2001, à Aubagne (Bouches-du-Rhône), l'association Alliance Provence Alliance paysans écologistes consommateurs : association regroupant des organisations nationales d'agriculteurs, de consommateurs, d'environnementalistes, ainsi que les Alliances départementales et régionales ; elle fait partie du réseau européen REPAS (Réseau européen pour une agriculture et une alimentation soutenables). appelle à une coordination inter-régionale www.allianceprovence.org. Une réunion préparatoire doit réunir le 11 octobre à Paris, les représentants des réseaux d'AMAP régionaux. Les AMAP se présentent comme « une alternative pour préserver l'agriculture paysanne locale, socialement équitable et écologiquement saine. Le principe consiste en une livraison régulière de paniers de produits agricoles directement au consommateur. Agriculteurs et consommateurs se référent à 18 principes fondateurs regroupés dans une charte élaborée en 2003.
Plus de 500 AMAP et peu de réseaux régionaux
A ce jour, en dépit d'un développement constant à travers toute la France, aucune coordination supra-régionale n'existe. Et même, les exemples de coordination régionale des AMAP sont rares.
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En 2001, la Provence a vu naître 3 AMAP, distribuant 174 paniers par semaine et touchant 600 consommateurs. Aujourd'hui en PACA, 130 AMAP (230 agriculteurs) très diversifiées distribuent 6 500 paniers par semaine, touchant 27 500 consommateurs. Ce système de partenariat entre un agriculteur et un groupe de consommateurs a essaimé dans quasiment toute la France. Environ 30 000 paniers/semaine sont distribués à près de 100 000 consommateurs par plus de 500 AMAP. Mais en dehors de PACA, Ile-de-France, Aquitaine, Midi-Pyrénées, Rhône-Alpes, Alsace ou Picardie notamment, peu de réseaux régionaux existent actuellement.
Une demande croissante en zones urbaines et péri-urbaines
François Lerique, coordinateur du réseau en Ile-de-France (60 AMAP, 4 000 paniers/semaine), explique que le phénomène touche essentiellement les populations urbaines ou péri-urbaines - voire les « citadins nouveaux venus en milieux ruraux et non intégrés au tissu agricole » - qui recherchent une « nourriture saine et à proximité ». D'où le fort développement dans les grandes régions agricoles qui abritent également des centres urbains étendus. « La difficulté pour nous aujourd'hui en zones urbaines ou péri-urbaines, c'est de trouver de nouveaux producteurs en bio, en conversion ou en mode de production écologique, respectant le cahier des charges des AMAP, et suffisamment proches pour satisfaire les principes de proximité et de lien social défendu par notre mouvement ». Dans cette recherche, les réseaux sont soutenus par les GAB (Groupements des agriculteurs biologiques) en régions. La nécessité pour le réseau des AMAP de se structurer nationalement est une évidence. Les AMAP veulent une visibilité nationale accrue. Elles veulent trouver de nouveaux producteurs pour pouvoir satisfaire la demande croissante des consommateurs. Et elles veulent peser dans les débats sur la politique agricole.