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Commerce Les atouts de la France sur les marchés internationaux du vin

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La France a des atouts à l’export sur le marché mondial du vin, qui est de plus en plus concurrentiel. Malgré la concurrence, par les prix bas, pratiquée par des compétiteurs efficaces, comme l’Italie et le Chili, elle devrait pouvoir tirer son épingle du jeu, d’après FranceAgriMer.

Le marché allemand aime les prix bas, le marché anglais est concurrentiel mais connaisseur, le marché américain a un fort potentiel et le marché chinois apprécie de plus en plus le vin en bouteille à la française. FranceAgriMer a présenté le 13 novembre, lors de son conseil spécialisé viticole, une étude sur la position de la France et de ses principaux concurrents dans les importations allemandes, britanniques, américaines et chinoises.
En Allemagne, pays de la bière, le vin bénéficie d’un courant d’opinion favorable, étant considéré comme une boisson raffinée et « sélect ». L’Allemagne est le premier pays importateur de vin du monde. Mais elle importe majoritairement du vin en vrac, créneau qui n’est pas le domaine de prédilection de la France. Sur ce marché, l’Hexagone a maintenu ses volumes exportés, mais a perdu des parts au profit de ses concurrents européens.
 
Des opportunités sur le marché du vin en bouteille
Le Royaume-Uni est un marché « mature », très ouvert depuis longtemps sur l’importation, et qui continue de s’ouvrir aux fournisseurs chiliens, après les Australiens. La France y demeure leader en valeur, car les consommateurs peuvent y mettre le prix, même si l’Italie est la première en volume.
Les États-Unis continuent de s’ouvrir sur l’extérieur par leurs importations tous azimuts. La pression concurrentielle y est forte, ce qui fait que les fournisseurs français ont perdu des parts. L’Italie occupe la part la plus importante (25%, contre 10% seulement pour la France), mais elle-même a perdu 11 points en dix ans, du fait de la concurrence des vins du Nouveau Monde. En 2002, les vins italiens constituaient 36% des volumes importés par les États-Unis.
Même si la part du vrac dans les importations américaines « explose », la part des importations en bouteilles reste dominante, laissant à la France la possibilité de saisir des opportunités sur ce marché à fort potentiel, selon l’étude de FranceAgriMer. La consommation moyenne aux États-Unis n’est que de 9 litres par habitant, contre 20 chez les Anglais, 24 chez les Allemands et 46 chez les Français. Et contre 1,3 litre par Chinois et par an.
Marché jeune, celui de la Chine découvre le charme du vin en bouteille. Ce segment est dominé par la France, qui occupe 48% des ventes françaises en bouteille à la Chine. Ce pays délaisse le vrac, qui a l’image de l’austérité étatique de l’ère communiste. En 2000, le vrac représentait 83% des exportations françaises vers la Chine, il ne représente plus que 7% aujourd’hui.

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