Deux familles professionnelles de plasturgistes, qui viennent de se regrouper dans un nouveau syndicat, intitulé Elipso, placent les bioplastiques comme un de leurs axes de développement. Cela à la fois pour disposer d’une matière première renouvelable et pour compter sur un vecteur d’innovation loin d’avoir épuisé son potentiel.
Deux familles professionnelles de plasturgistes, celle des emballages en matière plastique et celle des industries d’emballage souple, viennent de constituer un nouveau syndicat, appelé Elipso, « pour accompagner le développement et les mutations du marché », indique le nouvel organisme. Plus précisément, la CSEMP (Chambre syndicale des emballages en matière plastique) et l’Unites (Union nationale des industries d’emballage souple) viennent de se regrouper pour donner naissance à Elipso.
« Les entreprises se sont collectivement et individuellement engagées dans une démarche de développement durable visant à minimiser leur impact sur l’environnement. Cet engagement s’appuie principalement sur l’innovation technologique permettant le développement de l’éco-conception des emballages et des bioplastiques », indique notamment Elipso dans un communiqué diffusé le 6 octobre.
De plus en plus de matière première renouvelable dans les plastiques
Françoise Gerardi, déléguée générale d’Elipso, a expliqué cet intérêt pour les bioplastiques par deux raisons : par l’intérêt de disposer d’une « base renouvelable » et non plus uniquement pétrolière, car « nous pensons que le pétrole sera demain moins abondant et plus cher » ; et par les perspectives de progrès technologique, car les bioplastiques sont vecteur d’innovation : ils n’en sont qu’à la première génération.
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Les caractéristiques techniques des bioplastiques s’améliorent peu à peu, avec une proportion accrue de matière renouvelable, a précisé Françoise Gerardi. En effet, jusqu’à présent les fabricants de bioplastique sont contraints d’intercaler des produits fossiles entre les molécules d’origine renouvelables, mais cette proportion diminue, au profit des dérivés amidonniers, donc céréaliers, au fur et à mesure que la maîtrise des procédés progresse.
Les bioplastiques entrent dans le concert des produits de grande consommation. Ils peuvent constituer des films plastiques agricoles, des sacs de caisse, des emballages cosmétiques tels les tubes de rouge à lèvres. Ils devraient représenter 5 à 10% des films et emballages d’ici 2015, selon Elipso.
Une étape prochaine, dans le domaine de l’innovation, sera le plastique à la fois biodégradable et recyclable. D’ores et déjà, les bioplastiques sont produits par des firmes comme Novamont, Limagrain, Sphère, Naturework, Dow et peut-être prochainement Total, qui est en train de monter un site pilote.