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Vin et environnement Les Bordelais cherchent les solutions de demain

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La 7 matinée des Œnologues organisée par la commission technique de l’Association des œnologues de Bordeaux a eu lieu le 20 mars. De la vigne au chai, les pistes évoquées pour diminuer l’impact de la filière vitivinicole sur l’environnement sont nombreuses.

Les filières viticoles s’activent pour améliorer le bilan écologique de leurs produits. C’est notamment le cas des Bordelais dont l’association des œnologues s’est réunie le 20 mars pour évoquer la gamme de solutions techniques.

La baisse de l’utilisation des intrants phytosanitaires et la recherche de solutions alternatives comme celle des activateurs de défenses naturelles de la vigne sont souvent les premières pistes évoquées lorsqu’on envisage de diminuer l’impact de la filière vitivinicole sur l’environnement. Mais d’autres économies sont envisagées : réduction des consommations d’eau et d’énergie, réduction des émissions de gaz à effet de serre ou encore la mutualisation des coûts de la gestion des déchets. Les économies d’eau au chai au moment du rinçage des cuves sont réalisables avec le procédé EcoBulles. Ce système qui enrichit préalablement l’eau en gaz carbonique, assure un rinçage efficace des cuves avec deux fois moins d’eau.

Résultat : les volumes d’effluents à traiter sont également moindres. Quant au rinçage des bouteilles avant leur remplissage, ce même procédé permet de diminuer le temps de séchage avant remplissage ; l’esthétique est meilleure car il y a moins de calcaire dissous présent à la surface du verre et, enfin, les étiquettes ont une meilleure adhérence.

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Energie : un logiciel de simulation

Des économies peuvent être aussi trouvées du côté des consommations énergétiques avec un logiciel qui permet d’optimiser la demande énergétique au cours de la fermentation alcoolique. Ce simulateur des fermentations calcule l’énergie nécessaire pour maintenir les températures au niveau choisi par le vinificateur. Appliqué à l’ensemble des cuves d’un chai, il permet d’éviter facilement les pics de demande en frigories sur l’ensemble de la cave sans pour autant sacrifier la qualité des vins.

Autres pistes concrètes, celles évoquées par Muriel Barthe, responsable du service technique du Conseil interprofessionnel du vin de Bordeaux (CIVB). Dans le prolongement de la présentation récente du bilan carbone de la filière bordelaise, les économies proposées portent par exemple sur l’allègement des bouteilles, la possibilité de vente des vins en vrac sur certains marchés plutôt qu’en bouteilles ou encore, le pré-acheminement des vins par voie maritime plutôt que par voie terrestre lorsque ces vins sont destinés au grand export depuis le port du Havre. La gestion mutualisée des déchets a aussi été présentée via l’expérience de l’association libournaise, Cepages (Club des entreprises associées pour la promotion et l’amélioration de la gestion de l’environnement et de la sécurité). Créée en 2002 à l’initiative de la CCI de Libourne, l’association compte aujourd’hui 160 sociétés adhérentes girondines mais aussi périgourdines dont plus d’une trentaine ont une activité liée au secteur viticole. Résultat majeur de cette initiative : grâce à la mutualisation des moyens techniques, humains et organisationnels, une économie de 30% du coût de collecte et de traitement des déchets des entreprises adhérentes a ainsi été permise.