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Bonnes pratiques Les chartes de production Arvalis Irtac se transforment en marque

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L'Institut du végétal (Arvalis) et l'association Irtac lancent la marque Charte de production agricole française, à l'occasion d'une mise à jour de leurs référentiels de bonnes pratiques céréalières. Quelque 9 000 producteurs, sur plus de 230 000 ha de céréales, et une quarantaine d'organismes stockeurs (OS), y adhèrent.

«C'EST le fruit d'un travail collectif réunissant une soixantaine d'acteurs de toute la filière », a souligné la présidente de l'Irtac Catherine Peigney le 12 mars face à la presse, en citant les producteurs, coopératives, industriels de 1ère et 2e transformation. « Nos chartes sont les seuls référentiels de bonnes pratiques de production céréalière élaborés par un institut de recherche appliquée. » Pour leur quatrième version en dix ans d'existence, les cinq chartes Arvalis Irtac sur le blé tendre, blé dur, orge de brasserie, maïs grain/fourrage et maïs doux s'offrent une marque. Elles concernent quelque 9 000 producteurs et plus de 230 000 ha (190 000 ha de blé tendre, 47 000 ha d'orge, 5 300 ha de maïs doux), une quarantaine d'organismes stockeurs (OS). Des chiffres en hausse, avec 1 270 agriculteurs et 49 000 ha supplémentaires entre les récoltes 2012 et 2013. Trois nouveaux OS se sont engagés pour 2014.

Regain d'intérêt chez les transformateurs

« Les chartes servent de socle au cahier des charges d'opérateurs comme McDonald's », a-t-elle indiqué, sans parler des Biscuits Bouvard, du maïs Géant Vert, de la Minoterie Gay, de Délifrance, Soufflet. Leur valorisation à travers une marque constitue une nouvelle étape. Un biscuitier, dont le nom n'a pas été révélé, s'apprête d'ailleurs à lancer cette « Charte de production agricole française » auprès du consommateur. « En blé, l'attrait est renforcé par les labels qui se mettent en place, a noté le directeur de la coopérative de Boisseaux Xavier Thirouin. On observe aussi un regain d'intérêt chez les malteurs, qui ont un moment boudé de tels référentiels par manque de marchandise. Le brasseur Heineken est demandeur pour communiquer sur le thème de la durabilité. »

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Amélioration des pratiques

La SCA de Boisseaux chiffre à 95 % sa part de collecte concernée en blé et orge de brasserie. Difficile d'aller au-delà, selon le directeur, qui pointe diverses contraintes pour l'agriculteur : saisie des interventions, audit, exigences supérieures à la réglementation… « L'intérêt pour nos adhérents est de bien les préparer aux évolutions réglementaires, comme en matière de traçabilité, a considéré Xavier Thirouin. C'est aussi de faire progresser leurs pratiques. Plus de la moitié du blé est stocké à la ferme. Le fait de réaliser un audit sur place est perçu comme une reconnaissance de leur travail, qui donne envie de s'améliorer. Pour la coopérative, c'est l'occasion de dresser un état des lieux chez l'agriculteur, d'apporter du conseil sur le stockage. »

Les chartes répondent à quatre grands objectifs : atteindre une qualité technologique et sanitaire conforme au marché, respecter et préserver l'environnement, garantir à l'agriculteur la compétitivité de sa production, assurer une transparence des pratiques culturales. Elles ont valeur de socle pour des signes officiels de qualité comme la Certification de conformité de produit (CCP), le Label Rouge dans les filières blé, farine, pain. La meunerie française, les fédérations de malteurs, de brasseurs les recommandent.