La start-up, qui a déjà levé 300 000 euros en avril 2019 auprès d’Alliando cherche actuellement 1 million d’euros pour s’implanter durablement auprès des propriétaires d’animaux de compagnie.
L’alimentation des chiens et chats va-t-elle à son tour être concernée par l’émergence des protéines d’insectes ? Madeleine Morley et Paola Teulières en sont persuadées en tant que fondatrices de Tomojo, marque de croquettes et de friandises destinées aux chiens et chats, élaborées à base de protéines d’insectes. Selon les fondatrices de Tomojo, la farine d’insecte présente des avantages, vis-à-vis d’une croquette à base de bœuf, d’un point de vue environnemental et nutritionnel, avec un taux élevé de protéine. Tomojo a mis en vente ses premiers produits mi-2018. « Nous avons écoulé 11 tonnes de croquettes en 2019 : 8 tonnes de croquettes pour chiens et 3 tonnes de croquettes pour chats », indiquent les deux fondatrices. La production est confiée un façonnier basé à Castres (Tarn).
Madeleine Morley et Paola Teulières ne communiquent pas de chiffre d’affaires précis pour l’année 2019, pour des raisons de concurrence. Seule indication : Tomojo a servi 1 500 clients dont le panier moyen atteint 35 euros. Et 35 % des clients rachètent sur le site. Toutes les ventes se font en direct via le site de e-commerce, un canal de distribution en fort développement pour les ventes d’aliments pour animaux de compagnie. Tomojo mène toutefois un test auprès de certains Carrefour d’Ile-de-France pour les friandises, afin surtout de se faire connaître du grand public. Pour améliorer sa diffusion, la marque s’est rapprochée de vétérinaires qui diffusent la marque Entovet dédiée à ce canal de distribution.
La farine d’insectes, source de protéine
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Après un démarrage d’activité sur fonds propres mobilisés par les fondatrices et leur entourage, Tomojo a levé 300 000 euros en avril 2019 auprès d’Alliando (alimentation et santé animale). « Nous souhaitons désormais lever 1 million d’euros d’ici le mois d’avril auprès d’investisseurs qui ont une solide connaissance des secteurs de la santé et de la nutrition animale », indique Madeleine Morley. Grâce à cet apport de fonds, Tomojo souhaite recruter une dizaine de commerciaux, prospecter les marchés étrangers, renforcer la R&D et segmenter l’offre avec des produits destinés aux animaux jeunes ou âgés. En 2020, la start-up compte s’implanter auprès de 600 à 900 vétérinaires, toucher entre 6 000 et 8 000 clients et écouler 50 tonnes de produits.
Cyril Bonnel