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Élections de délégués MSA Les délégués MSA, au cœur des enjeux ruraux

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La Mutualité sociale agricole vient de mettre en ligne les listes des candidats aux élections MSA. L’enjeu, qui consiste à renouveler les 27 000 délégués qui représenteront trois millions d’électeurs du monde rural, est plus que jamais d’actualité, en raison de la crise agricole et des problèmes sociaux, de plus en plus visibles, qu’elle engendre, indique Gérard Pelhate, président de la Caisse centrale de MSA.

Les listes de candidats aux élections de la MSA sont désormais consultables aux sièges des caisses et sur les sites Internet de la MSA, depuis le 14 décembre, sur http : //www. electionsmsa2010. fr. Les élections à la MSA, qui ont lieu tous les cinq ans, se tiendront du 5 au 20 janvier 2010. Trois millions d’électeurs du monde rural (exploitants et salariés) désigneront 27 000 délégués cantonaux. Ces délégués sont tous adhérents du régime : agriculteurs salariés, exploitants ou employeurs de main d’œuvre, en activité ou à la retraite. Ils sont choisis par leurs pairs.

Les premiers effets de la crise agricole se font sentir
Le défi, « dessiner les contours de la protection sociale agricole de demain », comme le rappelle la MSA, est particulièrement nécessaire, parce que les premiers effets de la crise agricole se font sentir. Gérard Pelhate, président de la CCMSA (Caisse centrale de MSA), indique, à quelques semaines des élections, que les délégués seront sollicités pour accompagner les agriculteurs « les plus en souffrance ». Pour eux, des prises en charge de cotisation sont prévues, pour 1 000 à 1 500 euros par producteur en difficulté, sur un total de 3 000 à 4 000 euros de cotisations annuelles environ que paye chacun. « Nous avons budgété une enveloppe de 30 millions », précise Gérard Pelhate.
Quelques exemples de secteurs concernés : l’élevage laitier, porcin ou de lapin, ce dernier étant exsangue. Pour l’arboriculture, les dossiers sont encore plus délicats, car s’ajoutent des charges salariales difficiles à financer du fait de prix de vente non rémunérateurs.
Pour détecter les cas en difficulté, et pouvoir faire les arbitrages nécessaires, « il faut un réseau de professionnels et de proximité comme celui de la MSA », commente le patron de la caisse centrale.
L’accompagnement des salariés en difficulté est aussi d’actualité. « À l’automne, des fruits n’ont pas été ramassés, en raison de la mévente des pommes. Tout cela se traduit par des heures de travail en moins. Or le chômage technique n’est pas forcément versé », car certains travailleurs occasionnels n’ont pas effectué le nombre d’heures suffisant pour y avoir droit. Dans ce cas, la MSA complète.

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