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Les députés refusent de limiter davantage l’utilisation de la mention « France »

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Dans un hémicycle presque vide, du fait de la grève à venir, les députés ont rejeté, lors de la séance publique du 4 décembre, une série d’amendements visant à encadrer plus strictement l’utilisation d’allusions à l’origine France sur l’emballage des produits alimentaires.

De concert, députés centristes et communistes ont défendu leurs amendements arguant une tromperie aux consommateurs lorsque le drapeau français, la carte de la France ou un logo de même type sont apposés sur des produits qui ne contiennent pas « un taux minimum de produits agricoles d’origine française ». Certains souhaitaient même interdire purement l’utilisation des mentions « transformé en France », « élaboré en France » ou encore « fabriqué en France ».

« Je comprends votre amendement et partage même votre idée », a répondu Didier Guillaume, ministre de l’Agriculture, prêchant le « patriotisme agricole ». Il a, malgré tout, donné un avis défavorable à ses amendements qui selon lui « pourraient handicaper un certain nombre d’entreprises agroalimentaires ». Il a également avancé le fait que les cas de fraudes étaient déjà « suffisamment encadrés », permettant à la DGCCRF d’agir.

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L’hémicycle a su trouver un consensus sur le besoin d’harmonisation face à la multiplication d’allusions à l’origine France des produits alimentaires. « Nous partageons tous l’objectif d’homogénéisation sur l’origine France. Il faut avancer avec les filières agroalimentaires et pas contre elles », considère Jean-Baptiste Moreau, député LREM. Il espère ainsi « ne pas perdre le consommateur » face aux nombreuses initiatives privées, citant notamment le « Franco-score » d’Intermarché.

Le ministre de l’Agriculture a finalement proposé la mise en place « d’un groupe de travail informel sous l’égide de Jean-Baptiste Moreau pour voir comment nous pourrions avancer ensemble ». « Ce sujet est suffisamment important pour que nous le portions unanimement. Et je suis sûr que nous serons capables de le porter unanimement », prône-t-il.

Certains députés souhaitaient interdire la mention « fabriqué en France »