Ce n’est pas sans émotion que Jeannette Gros, la présidente nationale de la MSA, doit donner le coup d’envoi aux prochaines élections à la MSA. Elle a en effet annoncé qu’elle ne serait pas candidate à sa succession. C’est d’ailleurs dans un contexte financièrement compliqué que se déroulera ce scrutin du 10 au 25 janvier. Suite à la réforme du système électif, la MSA est seule responsable de l’organisation des élections contrairement à la précédente consultation où les mairies participaient. Le vote s’effectue exclusivement par correspondance.
Près de 3 millions de personnes vont être appelées à voter pour élire 25 000 délégués à la Mutualité sociale agricole (MSA). C’est ce qu’a annoncé officiellement l’institution le 15 décembre. Le scrutin aura lieu du 10 au 25 janvier et concerne les exploitants, salariés, employeurs de main d’œuvre et retraités. La MSA est une des trois caisses nationales d’assurance-maladie, avec la Cnam (régime général) et la Canam (travailleurs indépendants). Le scrutin 2005 est marqué par une refonte du système électif.
Le vote est organisé au niveau cantonal et exclusivement par correspondance (l’ordonnance du 12 février 2004 a supprimé le vote au niveau communal). Ces représentants cantonaux éliront, parmi eux, les membres des conseils d’administration des caisses MSA départementales ou pluridépartementales. Le conseil central et le nouveau président de la MSA seront élus le 19 mai prochain.
La MSA seule responsable des élections
La MSA est seule responsable de l’organisation des élections. Les mairies participaient au précédent scrutin.
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Dans ce contexte de refonte du système électif, la MSA doit répondre à trois « enjeux » : atteindre un bon taux de participation ; réussir l’organisation des élections et assurer la proximité avec les adhérents. « Le régime agricole relève donc le défi d’organiser les élections sans fausse note et en toute transparence ». L’enjeu de la proximité avec les adhérents passera par la nomination de « correspondants locaux » pour pallier à la diminution du nombre de délégués qui passe de76 000 à 25 000.
La baisse du financement public
Depuis la suppression du Bapsa (Budget annexe des prestations sociales agricoles) et surtout depuis qu’est appliquée une politique budgétaire stricte de la part de l’Etat, la situation est devenue plus compliquée pour la MSA. Le financement n’est plus assuré comme par le passé et la mutuelle doit notamment avoir un recours accru à l’endettement. En particulier, la taxe sur le tabac qui entre dans ses recettes, a chuté cette année et la subvention d’équilibre a disparu. Jeannette Gros a, à de nombreuses reprises, demandé des solutions pérennes à l’Etat. Il appartiendra à son successeur de tenter de régler le problème.