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Fruits et légumes Les détaillants veulent mieux faire connaître les produits AOP et IGP

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Les détaillants en fruits et légumes veulent mieux faire connaître les produits AOP (Appellation d’origine protégée) et IGP (Indication géographique protégée) à leurs consommateurs, profitant d’une vaste campagne de l’UE pour les produits sous signes de qualité. C’est ce qu’ils ont souligné lors d’un colloque organisé à Paris le 29 juin par leur syndicat, l’Union nationale des détaillants en fruits et légumes (UNFD).

Les détaillants en fruits et légumes veulent mieux faire connaître les produits sous AOP et IGP vendus dans leurs magasins, profitant d’une vaste campagne de promotion des produits sous signes de qualité qui sera lancée par l’UE à partir de septembre. Lors d’un colloque organisé à Paris le 29 juin par l’UNFD, en partenariat avec un organisme de promotion de la qualité italienne, Ital Assist, ils ont montré qu’ils sont les mieux placés pour vendre ces produits tracés, fabriqués localement et pour les conseiller à leur clientèle.
Pour les produits de qualité, rien ne vaut le conseil personnalisé
Les détaillants estiment pouvoir tirer leur épingle du jeu à travers les différents labels de qualité, parce qu’ils sont en contact permanent et personnalisé avec leurs consommateurs. Ceux-ci ont souvent « du mal à s’y retrouver dans le maquis » des dénominations, a indiqué Audrey Katchanowski, experte en marketing et circuits de distribution chez Ernst & Young, citant les AOP, IGP, labels rouges, grandes marques, marques collectives, marques de distributeurs, commerce équitable et allégations de santé. Or, « dans la plupart des cas, le choix du consommateur se détermine devant le rayon ». C’est en voyant le produit sur l’étal qu’il l’achète. Il est peu fréquent en effet qu’il ait prémédité l’achat d’un produit sous AOP ou IGP ou sous un autre signe de qualité. Le consommateur a une approche pratique de ses approvisionnements, « il n’achète pas de l’AOP, mais du coco de Paimpol ou de la chataîgne de l’Ardèche ». C’est ce conseil personnalisé avec le consommateur devant l’étal qui est déterminant, a souligné Audrey Katchanowski.
La traçabilité, premier critère de qualité des consommateurs
Le commerce de proximité s’estime par ailleurs bien placé pour faire connaître les produits sous AOP et IGP, parce que ces produits sont identifiés, et que l’identification de l’origine est un atout que revendiquent les détaillants : « Ces labels nous sont chers, à nous commerçants de proximité, fervents défenseurs des produits du terroir qui avons aujourd’hui un rôle à jouer dans leur valorisation », a déclaré Francis Van Der Elst, président de l’UNFD.
Raphaël Berger, directeur adjoint du département « communication » du Crédoc (Centre de recherche pour l’étude et l’observation des conditions de vie), a indiqué que la traçabilité est le premier critère de qualité des consommateurs. Les produits sous signes de qualité sont des produits tracés, et sont donc en bonne position pour être perçus positivement. C’est ce potentiel d’image positive que les détaillants veulent exploiter.
L’adaptation des variétés à revoir
Il reste que les AOP et IGP sont parfois « de qualité médiocre », a constaté Paul Darrac, vice-président de l’UNFD. L’allongement de la saison de vente pour des produits comme la fraise, la cerise, l’abricot et la pêche avec des variétés hâtives et tardives est « inadapté » aux attentes gustatives. Pour disposer de produits de meilleure qualité, en fruits et légumes notamment, il faut des variétés plus axées sur le goût et moins sur le rendement et la couleur, a-t-il ajouté

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