Dans une déclaration publiée le 23 septembre, les deux co-présidents de l'Association nationale des élus du vin (Anev) demandent au gouvernement le maintien du contrat vendanges. À l'heure de l'ambition gouvernementale de conforter l'emploi sous toutes ses formes, « nous demandons au gouvernement la défense de cette exception du droit du travail qui se justifie pleinement » dans une période où la réalité du marché du travail doit être prise en compte « face à la seule logique comptable de court terme sur les économies à trouver », déclarent François Patriat, sénateur PS et président de la région Bourgogne, et Philippe Armand Martin, député UMP de la Marne. Pour rappel, le contrat vendanges a été créé pour faire face à la pénurie de main d'œuvre à laquelle la filière viti-vinicole était confrontée et pour rendre plus attractif l'emploi de proximité. Cumulable avec un autre emploi, il permet aussi à de nombreux salariés d'obtenir un complément de revenus salutaire en période de rentrée, équivalent à un SMIC pour un mois travaillé. Le contrat vendanges bénéficie notamment d'exonérations de cotisations salariales.
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