Abonné

Les distorsions de concurrence à l’origine du recul des surfaces de légumes

- - 2 min

Les distorsions de concurrence sur les coûts du travail sont à l’origine du recul des surfaces de légumes, montre une étude réalisée en mai 2009 par les Producteurs de légumes de France et par la FDSEA du Bas-Rhin, sur le thème de « l’Europe et l’emploi ». Le recul de la production de légumes en France s’accompagne d’un mouvement d’expansion concomitant en Allemagne aux Pays-Bas, indique l’étude. Ainsi au cours des dix dernières années, les surfaces cultivées en légumes, à l’exception des légumes secs, ont diminué de 15 % en France. Durant la même période, les surfaces cultivées en légumes ont progressé de 21% en Allemagne, et de 22% aux Pays-Bas.
« La principale explication de ce mouvement réside dans les coûts de production, inférieurs dans les pays voisins, notamment pour le poste de la main-d’œuvre saisonnière, mais aussi au niveau des autres intrants (plants, produits phytosanitaires…) », analyse le syndicat. En production de légumes, de nombreuses opérations, notamment les travaux de récolte, ne sont pas mécanisables. Aussi les charges de main-d’œuvre représentent une part importante des coûts de production (de 60 à 80 %). Par exemple, pour l’asperge, chaque hectare nécessite 1 200 heures de travail. Compte tenu du différentiel de coût de la main d’œuvre saisonnière entre la France et l’Allemagne, le producteur allemand économise 6 000 €/ha par rapport à son homologue français, selon l’étude.

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

légumes secs
Suivi
Suivre