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Les données, un levier stratégique pour la filière viti-vinicole, selon la Winetech

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La Winetech met en lumière le rôle des datas dans la filière viticole. Crédits : © Pixabay/Lxz2208180358

La Winetech, qui rassemble les start-up de la filière du vin, publie un Livre blanc comportant des recommandations au sujet des données, qui pourraient être un levier de développement pour cette filière en crise. Mais les obstacles demeurent.

A l’occasion du salon Wine Paris, qui se tient du 10 au 12 février 2025, la Winetech, l’association qui rassemble les start-up de la filière viti-vinicole publie son Livre blanc. Cette année, le thème retenu est la donnée (ou data), et quel potentiel représente une bonne utilisation de cette donnée pour les entreprises du vin. « La data apparaît non seulement comme un outil, mais comme un levier stratégique incontournable. Elle apparaît aussi comme un nouveau « carburant » de solutions innovantes et d’outils à la décision », écrivent Célia Ricca et Pierre Auguste, les auteurs du Livre blanc intitulé La data, l’indispensable virage pour la filière.

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Il faut dire que les acteurs de la filière sont confrontés à un contexte particulièrement difficile actuellement : baisse de la consommation, aléas climatiques, remise en cause du libre-échange, montée en puissance de nouveaux pays producteurs et concurrence internationale accrue, autant d’évolutions qui aboutissent à un appauvrissement de la filière et une fragilisation des entreprises viti-vinicoles.

Pourtant, selon les auteurs, il est possible d’exploiter un gisement d’informations, souvent éparses, qui une fois compilées et organisées, peuvent devenir une véritable source de différenciation. Or « les sources de données sont nombreuses : celles des vignerons, celles des douanes (déclarations mensuelles), des syndicats et interprofessions, des guides et critiques, des codes-barres GS1… Toutes ces informations doivent pouvoir dialoguer entre elles et être interconnectées », comme le préconise Laurent David, vigneron (Château Edmus, Saint-Emilion) et président de la Winetech, dans la préface.

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Des recommandation à concrétiser

Les auteurs ont identifié trois recommandations à mettre en œuvre. Il faut d’abord « développer le rôle d’éducation et de traduction des besoins de la filière » face à des acteurs qui peuvent ne pas être convaincus des bénéfices des solutions innovantes. Et cela en concrétisant plusieurs pistes d’action comme renforcer le partage d’expériences, nouer des partenariats avec les organismes de recherche ou favoriser le retour d’expériences au sein de la Winetech.

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Autre préconisation : partager les données en encourageant l’open data au sein de la Winetech et incitant à publier les données non sensibles comme les statistiques globales ou références techniques. Il faut, selon les auteurs, « donner corps à l’initiative Open Wine Data : proposer des jeux de données et des API (fonctions et de protocoles permettant à différents logiciels de communiquer entre eux) claires, utilisables par l’ensemble des acteurs (start-up, instituts, exploitations), permettant de développer rapidement de nouveaux services. »

Enfin, la Winetech recommande de promouvoir l’usage des données en relayant les retours d’expérience « pour illustrer la valeur ajoutée des solutions data-driven ». Sans oublier « d’interpeller régulièrement les pouvoirs publics et institutionnels : faire connaître les avancées de la Winetech, solliciter des soutiens financiers ou réglementaires, et inscrire la data au cœur des politiques sectorielles. »