Jean-Pierre Carnet, président de la FNCuma, a énoncé jeudi 17 juin à Joué-les-Tours, à l’intention du secrétaire d’Etat à l’Agriculture, un bon nombre de revendications des Cuma (coopératives d’utilisation de matériel agricole) au cours de son discours devant l’assemblée des quelque 300 adhérents qui s’étaient déplacés pour l’occasion. Nicolas Forissier n’a pu proposer aucune action concrète immédiate en retour. « Les dossiers traînent», estime J.-P. Carnet.
Les Cuma de France se sont rassemblées pendant deux jours à l’occasion du Congrès national de la fédération. Ce fut l’occasion de présenter au secrétaire d’Etat à l’Agriculture les revendications du réseau. La Fédération demande, entre autres, que les Cuma aient les mêmes droits que les agriculteurs individuels. Ce qui n’est pas le cas avec le Contrat d’agriculture durable et le Fonds d’allègement des charges. Jean-Pierre Carnet s’indigne également que la possibilité de mettre à disposition un salarié d’une Cuma à une autre, mesure demandée depuis plus de 10 ans par la Fédération, soit restée lettre morte alors que les entrepreneurs de travaux agricoles en bénéficient. A la veille des décisions d’attribution des fonds du développement rural, Jean-Pierre Carnet a profité de la présence du secrétaire d’Etat pour positionner son réseau en déclarant que « les spécificités du réseau Cuma doivent trouver leur place dans ce nouveau schéma de développement. Le financement octroyé doit être à la hauteur de ce qu’il réalise. » Concernant les prêts bonifiés, les Cuma demandent « des formalités et procédures administratives plus simples et flexibles, en particulier un alignement des taux des prêts à moyen terme sur les taux accordés aux Jeunes agriculteurs et enfin le maintien de ce type de prêt au-delà de 2006. » En terme de financement public, les Cuma déplorent « l’inaction du ministère qui n’a toujours pas affecté le financement des aides aux investissements dans le cadre du PDRN (plan de développement rural) » alors qu’en 2002, la Commission européenne a donné son feu vert pour l’application de cette mesure. Les Cuma et leurs partenaires demandent enfin de pouvoir être impliqués dans un travail de réflexion sur l’évolution du statut coopératif agricole qui devra influer sur la prochaine loi de modernisation agricole.
« Pas de réponse à nos demandes »
Sur tous ces points, le secrétaire d’Etat s’est déclaré « très attentif, ouvert à la discussion et prêt à en débattre avec Hervé Gaymard », les demandes de la fédération « seront étudiées et discutées avec l’objectif d’une avancée rapide des différents dossiers ». Concernant les souhaits de demandes de subventions émises dans ces revendications, Nicolas Forissier reconnaît « le principe acquis, mais en temps de restrictions budgétaires, une concertation préalable est nécessaire avec le ministère chargé du budget. » Aucun élément concret n’ayant été apporté au goût de l’assemblée, le président a donc traduit ses manifestations : « On a possibilité d’être entendus, de mettre en place des groupes de travail, mais les dossiers traînent ».
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