Alors que les filières de productions animales connaissent d’importantes difficultés économiques, les éleveurs du Massif central de la FNSEA ont présenté un livre blanc au Sommet de l’élevage à Clermont-Ferrand pour préparer le bilan de santé de la Pac en 2008 et pour sa « refondation » en 2013. Point fort de leurs propositions : « une aide à l’actif ou à l’hectare ».
«Pour une Pac plus efficace et plus équitable ! ». Tel est l’objectif principal que se sont fixé les représentants des éleveurs du Massif Central (FNSEA, Chambre d’agriculture et Jeunes agriculteurs), dans un livre blanc sur l’avenir de la Politique agricole commune. Présentées le 5 octobre au Sommet de l’élevage (Clermont-Ferrand), ces propositions visent à répondre aux difficultés actuelles des éleveurs par rapport aux céréaliers. Constatant « l’inadéquation de la Pac par rapport à la situation actuelle », les éleveurs souhaitent d’abord « des ajustements dès 2008 », avec des « soutiens spécifiques aux productions les plus fragiles » (ovins allaitants notamment) et le « renforcement des Indemnités compensatrices aux handicaps naturels (ICHN) ».
Sécuriser les revenus
« La refondation de la Pac doit ensuite intervenir le plus tôt possible et marquer une rupture », a déclaré Jacques Chazalet, président de la Conférence des présidents du Massif Central (Copamac). Selon lui, cela passe par « des marchés régulés », avec la préférence communautaire, des stocks de sécurité minimum et le développement des interprofessions. Le livre blanc propose également « des revenus sécurisés » avec l’instauration « d’une prime à l’hectare ou à l’actif » harmonisée au niveau national et un meilleur système de gestion des risques, « garantissant des prix minimums compatibles avec les coûts de production ».
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Une nouvelle aide à la prairie
Autre revendication : « soutenir équitablement les zones sensibles » avec « la mise en œuvre des mesures permettant aux systèmes allaitants de résister aux aléas du marché », « des soutiens dans les zones les plus fragiles », et l’encouragement des systèmes herbagers par une aide à la prairie « qui remplacerait la prime à l’herbe actuelle ». Enfin, les éleveurs du Massif central demandent un meilleur « soutien à la recherche et l’innovation dans l’agriculture et l’agroalimentaire, pour mieux répondre aux attentes du consommateur ». « Nous devons revoir absolument tout le système de soutiens entre les productions. Les droits à paiements uniques sont une aberration qui nous saute aujourd’hui à la figure », a lancé Roger Blanc, le président du Sommet de l’élevage.