Les Etats-Unis ont publié le 23 juin une liste d’une trentaine de nouveaux produits européens (olives, café, chocolat, gin, bière, pâtisseries, machines outil) provenant d’Espagne, de France, du Royaume-Uni et d’Allemagne, qui pourraient être frappés de taxes punitives allant jusqu’à 100 %.
Ces mesures ont été autorisées depuis octobre dernier par l’Organisation mondiale du commerce pour des produits importés de l’UE à hauteur de 7,5 Mrds $, dans le cadre du différend qui oppose Airbus à Boeing. Pour le secteur agricole, 25 % de droits de douanes additionnels ont été depuis imposés sur le vin, le fromage, l’huile d’olive et le whisky (1).
Pour l’heure, le département américain au Commerce (USTR) a lancé un appel à consultation publique qui durera jusqu’au 26 juillet afin de savoir s’il faut alourdir les taxes déjà imposées, en supprimer ou encore en imposer de nouvelles sur les produits qui viennent d’être énumérés. Dans un communiqué, l’UE a exprimé ses inquiétudes en expliquant que « cette nouvelle menace crée de l’incertitude pour les entreprises et inflige des dommages économiques inutiles des deux côtés de l’Atlantique à un moment où les entreprises tentent de surmonter les difficultés économiques qui ont suivi la crise de Covid-19 ».
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Tout en ajoutant que « nous sommes préoccupés que les nouvelles taxes puissent même aller au-delà de ce qui est autorisé par l’OMC ». De son côté, Bruxelles espère obtenir la décision arbitrale de l’OMC dans l’affaire Boeing vers le début du mois de juillet, ce qui lui permettra à son tour de mettre en place des taxes punitives contre les États-Unis. Toutefois, le porte-parole de la Commission européenne a souligné le 24 juin, que « la priorité de l’UE restait de trouver une solution négociée équilibrée dans le cadre du litige Boeing/Airbus » et a rappelé que « l’UE a partagé avec les États-Unis des propositions concrètes qui permettraient d’y parvenir ».
(1) Voir le n°3714 du 28/10/2020