Les consommateurs européens sont disposés à payer davantage pour des denrées alimentaires respectueuses du bien-être des animaux, mais souhaitent que ces produits soient plus facilement identifiables, selon un sondage Eurobaromètre réalisé dans les vingt-cinq États membres .
L’enquête révèle que 74 % des consommateurs estiment pouvoir contribuer à améliorer le bien-être animal par les choix qu’ils font en matière d’achat et 57 % d’entre eux se disent prêts à payer plus cher des œufs produits dans de bonnes conditions de bien-être animal. Plus de 4 citoyens sur 10 citent aussi les poules pondeuses et les poulets de chair parmi les trois espèces à protéger en priorité devant les porcs et les bovins. Pour autant, 52 % reconnaissent qu’ils font peu attention aux conditions de bien-être animal quand ils achètent de la viande contre 43 % qui prétendent le contraire. Force est aussi de constater que 32 % des personnes interrogées (et même jusqu’à 70 % dans certains pays, en particulier les nouveaux États membres) n’ont jamais pu reconnaître les denrées alimentaires respectueuses du bien-être des animaux, tandis que 19% d’entre eux n’ont pu les identifier que très rarement. Les consommateurs estiment généralement que les politiques agricoles de leurs pays accordent trop peu d’importance au bien-être des animaux : seules 7 % des sondés estiment qu’elles lui accordent trop d’importance.
Sans surprise, l’attitude des consommateurs varie considérablement d’une région à l’autre de l’union. Les Suédois (73 %), les Néerlandais (66 %), les Allemands (65 %) et les Belges (62 %) sont les plus enclins à améliorer la condition des poules pondeuses tandis que l’amélioration du bien-être des poulets de chair est une priorité pour les 3/4 des Suèdois, Danois et Grecs interrogés.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Bruxelles confortée dans ces projets
Pour le commissaire européen chargé de la protection des consommateurs, Markos Kyprianou, « les résultats de cette enquête confortent la récente proposition de la Commission relative au bien-être des poulets de chair» ainsi que les projets de Bruxelles en matière d’étiquetage de la viande de poulet Voir N°3010 du 06/06/05. Ces résultats seront également « pris en compte» dans le cadre du plan d’action européen pour le bien-être animal attendu pour fin 2005 ou début 2006 Voir N°2987 du 27/12/04, a-t-il indiqué.