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Coopération Les fédérations de Cuma poussées à la restructuration

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Confrontées à l’apparition de nouveaux besoins et à la diminution des crédits liée à la disparition de l’Anda, les fédérations départementales des Cuma sont appelées à coopérer, voire à fusionner. Elles sont également poussées à chercher des partenariats à l’extérieur des structures agricoles et collaborent de plus en plus avec les conseils régionaux. En revanche, les fédérations de Cuma n’attendent pas grand chose de la nouvelle entité Coop de France. Les partenariats avec les chambres d’agriculture devraient, eux, se renforcer.

Le financement et l’organisation du réseau coopératif sera à l’affiche du prochain congrès de la Fédération nationale des Cuma à Joué-Lès-Tours (Indre et Loire) les 16 et 17 juin prochain. Considérant qu’il y a de moins de moins d’agriculteurs, Jean-Pierre Carnet, président de la FNCUMA, estime qu’il va falloir “r emembrer nos propres structures”. Les coopérations entre fédérations départementales, déjà amorcées, seront renforcées et pourront même aboutir à de véritables fusions. Jean-Pierre Carnet justifie cette réorganisation par l’apparition de nouveaux besoins parmi les Cuma auxquelles les fédérations devront répondre. Les métiers des Cuma sont en effet en évolution et se tournent de plus en plus vers le développement des territoires et l’environnement. Comme l’explique Jean-Pierre Carnet, " on ne va pas pouvoir mettre un cabinet d’expertise dans 90 départements". Il constate également que, suite à la disparition de l’Anda (Association nationale de développement agricole), " les moyens mis à disposition des organisations agricoles de développement sont remis en cause". D’autre part, remarque-t-il, “ les fonds sont davantage orientés vers l’accompagnement des projets que vers le financement d’organisations. Il faut être en capacité d’y répondre”.

Certaines régions financent 20 à 30% de la valeur du matériel

Les coopérations avec les régions devraient également être renforcées. Dans la région Centre, département de l’Indre-et-Loire, la FRCUMA reçoit des fonds de la région pour son action de développement de la filière bois-énergie. Mais les coopérations les plus importantes se font dans le cadre des pays. Les Cuma impliquées dans le développement des pays reçoivent du conseil régional du Centre une subvention correspondant à 20 à 30% du prix du matériel dans lequel elles investissent. “ On se fait accuser de consommer tous les crédits ”, s’amuse Stéphane Gérard, président de la FDCUMA d’Indre-et-Loire. Ces financements concernent principalement les matériels liés à la protection de l’environnement, comme les outils d’épandage, d’enfouissement des lisiers et de pulvérisation. “ Depuis un certain nombre d’années, toutes les régions accompagnent plus ou moins les Cuma”, observe Jean-Pierre Carnet. Certaines plus que d’autres. Les conseils régionaux de gauche sont plus enclins à aider ces petites coopératives. “ Disons que le courant est porteur en ce moment”, fait remarquer le président de la FNCUMA, allusion aux résultats des dernières élections régionales. En revanche, Jean-Pierre Carnet n’attend pas grand chose de Coop de France, la nouvelle organisation fédérant les coopératives françaises. “ Nous ne nous sommes pas retrouvés dans les axes du projet de Coop de France”, regrette-t-il. La FNCUMA figure toutefois dans l’organisation dans un collège associé. Les partenariats avec les chambres d’agriculture sont, quant à eux, “plus importants que par le passé”.

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(FH)