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Construction Les filières agromatériaux doivent faire front commun

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L’association Construire en chanvre cherche à fédérer les filières agromatériaux (lin, paille) afin de porter des revendications communes auprès des pouvoirs publics. Alors que les surfaces plantées en chanvre ont fortement diminué en 2010, les décrets du Grenelle de l’environnement relatifs au bâtiment pourraient servir de tremplin à ces nouveaux débouchés (isolation, enduit, béton…).

«Grâce au Grenelle de l’environnement, si on arrive à prouver que nos produits pour la construction n’ont pas d’impact sur la santé, un boulevard s’ouvre devant nous », s’est félicité Sylvestre Bertucelli, directeur d’Interchanvre (interprofession de la filière chanvre) lors du congrès de l’association construire en chanvre (CenC) à Sens le 11 juin. En attendant, la production française de chanvre marque le pas. Les surfaces plantées ont diminué d’un tiers entre 2009 et 2010 (passant de 12 000 ha à 8 000 ha). La faute à l’effondrement du marché du papier. Des usines de transformation du chanvre pour la construction (isolants, enduits, béton, briques…) voient le jour. Les coopératives Euralis et Cavac, notamment, ont récemment investi dans des unités de production. « Mais ça ne se développe pas aussi vite qu’on le voudrait », déplore le président d’Interchanvre Bertrand Patenôtre.

Une seule voix
CenC milite pour la mise en place d’une plate-forme commune aux filières agromatériaux afin de mener des opérations de communication, de lobbying et de recherche et développement. Mais entre la filière lin déjà très structurée (Cipalin), celles du chanvre en cours de réorganisation et de la paille qui commence juste à se mettre en place (Réseau français de la construction en paille), il est encore difficile de se trouver des synergies. Pourtant, une telle structure serait utile pour défendre les intérêts de ces « petites filières » à l’heure où se rédigent les décrets d’application du Grenelle de l’environnement – notamment sur les normes dans le bâtiment. « Il faut que les filières agromatériaux parlent d’une seule et même voix pour mettre en confiance aussi bien les pouvoirs publics que les professionnels du bâtiment », confirme Nathalie Poulet, chef du projet développement durable et innovation dans la construction au ministère de l’Environnement.

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