Les Forestiers privés de France qui tenaient leur assemblée générale jeudi 10 juin à Paris se sont dit très déçus par le projet de dispositif d’assurance de la forêt contre les catastrophes naturelles tel qu’il est proposé par la loi de modernisation de l’agriculture. Pour Henri Plauche Gillon, président de la fédération, « si rien ne change le “compte épargne assurance pour la forêt” sera un produit mort-né, car les forestiers n’y souscriront pas ». Il dénonce notamment, un prix trop élevé, l’exclusion des groupement forestiers, une quasi obligation d’y souscrire après 2017 ainsi qu’une discrimination par rapport aux agriculteurs « qui en cas de dommages importants bénéficient de dispositions spéciales applicables aux calamités ». Les forestiers privés demandent par ailleurs que ce fonds d’assurance permette également de soutenir l’investissement forestier. Une disposition à laquelle le gouvernement s’oppose malgré des amendements déposés par des sénateurs lors de l’examen du texte au Sénat. « Nous craignons qu’en liant ce fonds d’assurance à un dispositif d’investissement il finisse par ne servir qu’à cela », a expliqué le directeur de cabinet du ministre de l’Agriculture, Pascal Viné. Celui-ci a évoqué d’autres voies à explorer pour soutenir l’investissement : exonérations fiscales, fonds chaleur, valorisation du marché carbone.
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