En août 2014, le recul des prix agricoles se poursuit (-4,4% en un an) mais de façon moins accentuée qu'en juillet (-5,4%), annonce Agreste dans une note de conjoncture parue le 1er octobre. Les fruits pâtissent une fois de plus de la chute des prix.
«LA baisse est générale à l'exception de la fraise et de la framboise », commente Agreste dans sa note de conjoncture du 1er octobre. Les fruits enregistrent donc une baisse de 22,1 % sur un an en août.
Dans le détail, les prix reculent de 22 % pour la prune, 28 % pour la poire d'été, 25 % pour la pêche et la nectarine en un an. « La production des abricots, nectarines et pêches a été très abondante et s'est heurtée à la concurrence de celle des pays de l'Europe du Sud », indique les experts d'Agreste. De son côté, la poire semble avoir pâti « de la concurrence des autres fruits arrivés en abondance sur le marché et d'une consommation découragée par le climat maussade de juillet et août. »
Par contre, après un fort retrait en juin et juillet, les prix des légumes remontent de 3 % en un an, aidés par la hausse de la courgette (+26%), du melon (+18%) et de la laitue (+11%). L'embellie ne vaut pas pour les prix de la carotte, de l'artichaut, du concombre et de la tomate qui sont en fort recul de respectivement 35 %, 20%, 14% et 6%.
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Grandes cultures, pomme de terre et animaux de boucherie
Les prix des grandes cultures continuent de diminuer (-15,5%) sur un an en août « sur fond de récolte 2014 abondante ». Selon Agreste, ces prix diminuent mais moins qu'en juillet. En moyenne sur cinq ans, ils accentuent tout de même leur recul. Les cours des oléagineux sont aussi en baisse (-10,8%) mais beaucoup moins fortement qu'en juin et juillet. Ils amplifient également leur repli sur cinq ans. Quant au prix de la pomme de terre, il est moitié moins élevé qu'il y a un. Cela s'explique « par une production annoncée comme très abondante et favorisée par des surfaces et des rendements en hausse ».
Concernant le prix des animaux de boucherie, celui-ci « poursuit son accélération amorcée en avril qui provient largement du recul des cours des ovins et porcins ». « Les prix des porcins amplifient leur décrochement en août sur fond d'abattages en hausse », commente Agreste. Le prix des gros bovins continue de marquer un net retrait (-7%) même si le repli est moins fort qu'en juillet.