Météo-France a signalé des gelées quasi généralisées le 6 avril dans les deux tiers nord du pays. Elles ont été particulièrement remarquables du Bassin parisien au Val de Saône, avec de nombreux records mensuels de froid : -6,9 °C à Beauvais, -5,4 °C à Orléans. Ces gelées ont gagné du terrain vers le sud le 7 avril, faisant tomber de nouveaux records : -5,4 °C à Chalon-sur-Saône, -5,6°C à Begaar (Landes).
L’ITB signale « des dégâts, parfois considérables, sur les betteraves levées dans l’ensemble » de l’Ile-de-France. « Toutes les parcelles levées à ce jour sont concernées à des niveaux allant de quelques pourcents à près de 100 % de destruction. Les tout derniers semis juste germés ou en tout début de levée semblent moins concernés. »
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Chez Arvalis, on note pour les céréales à paille que les températures « minimales relevées sont en deçà des valeurs d’alerte communément retenues. Des dégâts sont à craindre dans certaines situations spécifiques (cultures et stades sensibles, zones d’exposition maximales) ». Les céréales d’hiver sont majoritairement en cours de montaison, indique l’institut technique. Cela correspond à un seuil d’alerte « le plus souvent mentionné de -4°C, mais il est probable que les dégâts apparaissent plutôt vers -5 à -7°C ». Le risque est que l’épi en cours de formation dans la tige soit détruit par le gel.
Selon le président de la Fop Arnaud Rousseau, « les fortes gelées vont durement impacter les productions végétales et notamment les colzas en début de floraison », déclare-t-il sur son compte Twitter, parlant d’un « nouveau coup dur pour toute la filière ».