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Emballages Les industriels prônent la liberté de choisir leurs emballages

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Lors d’un colloque sur l’emballage organisé par l’Ania le 21 juin, les industriels de l’alimentation ont fait valoir leur position, avant que ne soit votée la loi sur les déchets à la fin de l’année. Ils souhaitent rester libres dans leurs choix d’emballages et rappellent qu’un système de recyclage et de consigne comme celui qui existe en Allemagne vaut « cinq fois plus cher » que le système français.

Pour l’obésité comme pour les emballages, les industriels de l’agroalimentaire se montrent prêts à œuvrer, mais pas sous la contrainte. Réunis lors d’un colloque sur l’emballage, ils ont souhaité faire valoir leur point de vue, en prévision de la loi sur l’emballage qui devrait être votée en fin d’année, la directive européenne sur la valorisation des déchats ayant elle été adoptée en février dernier. Le projet de loi « déchets » a comme objectif premier la stabilisation d’ici 2008 de la quantité des déchets produits. Craignant l’interdiction pure et simple de certains types d’emballages, et l’apparition d’une obligation de consigne comme en Allemagne, ils prônent la liberté de choix. Selon eux, les spécificités du système français de gestion des déchets d’emballages ménagers doivent être défendues face à l’éventualité de tout autre dispositif. Ils ne veulent pas voir apparaître le système des consignes à l’allemande en France : « Notre système à la française vaut cinq fois moins cher que le système allemand !», fait valoir Yves Buchsenschutz, président de la commission environnement et du comité développement durable à l’Ania, sans préciser toutefois s’il est aussi efficace.

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Partie émergée de l’iceberg

Les industriels font valoir que sur les 650 millions de tonnes annuelles de déchets, seules 22 millions sont des déchets ménagers et 4,7 millions des emballages ménagers. Ceux-ci représentent donc la partie émergée de l’iceberg, les autres déchets comme ceux des BTP ou des agriculteurs étant moins visibles et en conséquence moins critiqués. Pour eux, les emballages alimentaires ont pour défaut d’être « une composante emblématique d’une société de consommation décriée ». Ils estiment que le système de récupération des déchets depuis dix ans est efficace et que les éco-organismes comme Adelphe ou Eco-Emballages ont « globalement » fait leurs preuves. Concrètement, l’Ania va lancer un guide de l’écoconception destiné aux PME. Elle a par ailleurs entrepris plusieurs actions qui visent à rendre les entreprises plus performantes en matière de gestion des déchets, de transports et d’écoconception, preuve de sa bonne volonté.