Le ministre de l’Agriculture a commencé le 10 septembre à s'entretenir avec les interprofessions, dans la perspective des plans de filières. Il a reçu le président du Cniv (le comité des interprofessions viticoles), celui de la volaille de chair et celui des céréales. « Cette rencontre d’échanges est préparatoire à la réunion de toutes les filières autour du Premier ministre au milieu du mois », a indiqué Jérôme Agostini, directeur du Cniv ; cette réunion autour du chef du gouvernement préparera l'entretien avec le président de la République qui se tiendra durant la première quinzaine d’octobre pour mettre en place les plans de filière. Il fut notamment question des indicateurs, que le gouvernement souhaite voir produits par les interprofessions avant le début des négociations commerciales.
À l’instar de la filière laitière, la filière œufs manque encore de certaines références pour diffuser des indicateurs de prix et de coûts de production, par exemple dans les filières bio et plein air, a indiqué à Agra Presse le président de l’interprofession (CNPO), Philippe Juven, le 11 septembre, après son entretien avec Stéphane Travert. Il n’existe pas aujourd’hui de cotations publiques pour ces deux produits, contrairement à l’œuf standard. Des discussions sont en cours sur ce sujet. Côté coûts de production, l’Itavi a été sollicité récemment pour créer un indice de coût des matières premières bio. La filière plein air utilise de son côté les mêmes produits que la filière standard, et n’aura pas besoin de nouvel indicateur. Enfin, l’interprofession cherche toujours à accueillir de nouveaux maillons (par exemple, agroalimentaire, distribution), afin de discuter de contrats types dans la filière.
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Dans le secteur céréalier, la Coordination rurale redoute que les indicateurs soient des prix de marché. « Il est impensable de se baser sur la cotation Euronext ou le prix rendu Rouen », s'insurge la CR, dans un communiqué, affirmant que seuls 8 % des céréaliers le souhaitent : ce sont des « indicateurs instables, la majorité du temps inférieurs aux coûts de production européens ».