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Rentrée syndicale « Les Jeunes agriculteurs doivent rester le moteur de la politique d’installation »

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« Le syndicat Jeunes agriculteurs doit rester le moteur de la politique d’installation », a déclaré son nouveau président William Villeneuve, le 4 septembre. Les textes législatifs du nouveau dispositif d’accompagnement des candidats à l’installation « doivent arriver un jour », promet le président. « On n’a jamais été aussi près », a-t-il lancé, optimiste.

La mise en place concrète du plan de professionnalisation personnalisé est tributaire de la sortie de textes de loi devant définir les nouveaux contours de la politique d’accompagnement des candidats à l’installation. Ces décrets « doivent arriver un jour », promet le président des JA, William Willeneuve. « On n’a jamais été aussi près », a-t-il lancé, résolument optimiste. Cette réflexion a été menée avec différents partenaires dont les conseils régionaux qui sont aussi des contributeurs à cette politique d’installation. À ce titre, William Villeneuve et René Souchon, président du conseil régional d’Auvergne ont été reçus par Michel Barnier, le 1 er septembre. « Il ne s’agit pas d’être le dindon de la farce en termes d’affichage sur la place faite aux JA dans cette réforme », expliquait son président à la sortie de cette entrevue. « Jeunes agriculteurs doit rester le moteur de la politique d’installation », a martelé le 4 septembre William Villeneuve, bien décidé à défendre cette prérogative. Le bilan chiffré du nombre d’installations accompagnées en 2007 est constant par rapport à 2006. Parmi les 6 200 jeunes qui ont bénéficié d’aides à l’installation, on note une forte poussée du nombre d’installations en production céréalière, soulignent les JA. La bonne conjoncture aidant, le taux de renouvellement des générations est passé de 1 jeune installé pour 4 départs, au ratio de 1 pour 2.

Être responsable avec le foncier

Autre « enjeu primordial » pour la mandature : la politique foncière. L’enjeu est de « faire prendre conscience que l’on gaspille le foncier », expliquent les JA. Cette politique, qui est nationale et dépendante de plusieurs lois (loi d’orientation agricole, loi sur les territoires ruraux, code rural), a une résonnance locale. C’est pourquoi « il faut être vigilant sur les influences locales dans le processus de décision », souligne le syndicat jeune. Cette politique n’est, en effet, pas à l’abri de pressions. L’idée défendue par les JA est d’instaurer un système de redevance dès que « le foncier prendrait de la valeur » suite à une modification de l’usage des terres. Le fruit de cette redevance « dissuasive et fléchée » servirait à dynamiser le « développement rural » par l’intermédiaire d’un fonds de développement géré par les Safer. Les bénéficiaires de ce fonds ne seraient pas seulement l’agriculture (formation, indemnisation des expropriations…) mais le développement local (installation d’entreprises, de commerces, soutien aux écoles, aux services…).

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Au chapitre de la Pac, les JA sont fortement mobilisés dans le cadre du séminaire Ceja (Conseil européen des jeunes agriculteurs) organisé à Annecy parallèlement à la réunion informelle des ministres de l’agriculture. Ils plaident pour « une PAC sociale et territoriale ».