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Vin Les jeunes plébiscitent la tradition

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Une étude marketing présentée par Castel Frères vient bousculer les idées reçues sur les jeunes et le vin : ils veulent de la tradition.

Inutile de chercher à séduire les consommateurs de moins de 35 ans en leur proposant des bouteilles de vin au packaging innovant, flashy, à paillettes ou encore délibérément moderne. En matière de vin, leur jugement est sans appel : « Le jeunisme, c’est nul ». L’étude ethnographique menée par la société Castel Frères auprès de 100 consommateurs de vin de moins de 35 ans montre que ceux-ci sont à la recherche d’authenticité et seuls les packaging affichant les codes traditionnels eux-mêmes prisés par leurs parents ou grands-parents trouvent grâce à leurs yeux. « Les jeunes pourront apprécier un packaging fantaisiste mais celui-ci ne déclenchera pas l’acte d’achat », indique cette étude. Le vin est ainsi pour les jeunes un produit avant tout culturel, synonyme d’un art de vivre à la française et même un élément du patrimoine. L’accès au vin constituerait, toujours selon cette étude, un rite de passage vers l’âge adulte ce qui justifie ce besoin d’avoir des produits traditionnels.

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Bouteille de verre et bouchon de liège

C’est aussi un produit considéré comme artisanal. Ainsi les jeunes rejettent les modes de bouchage autre que le bouchon de liège telle la capsule à vis et tous les formats autres que la bouteille en verre de 75 cl. Si l’on en croit encore cette étude, il serait inutile de chercher à séduire la clientèle féminine en lui proposant des packagings a priori étudiés pour elle. La culture du vin étant transmise par les hommes, les femmes rechercheraient elles aussi les codes traditionnels et donc par essence masculins. Enfin, dernière idée reçue à jeter aux orties : les jeunes n’auraient pas envie de découvrir le vin et ne seraient pas capables de l’apprécier. Certes, le vin est pour eux, une boisson d’initié mais parce qu’il y a cette phase d’initiation, ils estiment avoir la vie entière pour découvrir le vin. Par contre, ils reconnaissent que le vin, au statut de boisson sociale et impliquante, expose au jugement et à la critique. L’achat de vin suppose alors une capacité à gérer le risque à se tromper. « Ils ont donc l’envie de connaître le monde du vin. Mais il faut satisfaire cette envie en les aidant à acquérir des points de repère », indique l’étude. Castel a déjà mis à profit les résultats de cette étude en relookant certaines de ses marques dont les Ormes de Cambras et en testant en hypermarchés des points informations sur le vin matérialisés sous forme de cube dans les rayons.