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Négociations de libre-échange UE/Etats-Unis Les lobbies agro-industriels, très présents à Bruxelles

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Alors que doit se tenir du 14 au 18 juillet à Bruxelles le 6e cycle de négociations du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement, l'ONG Corporate Europe Observatory affirme que l'agro-industrie est le secteur qui a exercé le plus de lobbying auprès de la Commission européenne lors de la phase préparatoire de ces pourparlers.

AUCUN secteur n'a exercé son lobbying à Bruxelles autant que l'agroalimentaire lors des préparatifs des négociations commerciales entre l'UE et les États-Unis, selon des données publiées le 8 juillet par l'ONG Corporate Europe Observatory. Celle-ci constate que les entreprises agroalimentaires, les négociants et les producteurs de semences ont eu plus de contacts avec la direction générale du commerce de la Commission européenne que les représentants des secteurs de la pharmacie, de la chimie, de la finance et de l'automobile pris ensemble.

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« Les lobbies agro-industriels tels que ceux de l'industrie des pesticides ont fortement poussé leurs intérêts par le biais des négociations du Partenariat transatlantique de commerce et d'investissement avec l'objectif d'affaiblir la réglementation alimentaire actuelle de l'UE », a affirmé Nina Holland, responsable de campagne du Corporate Europe Observatory. « Les instruments commerciaux tels que la “reconnaissance mutuelle” et la “coopération réglementaire” se traduiront vraisemblablement par une érosion des normes de sûreté alimentaire à long terme », a-t-elle estimé. De façon générale, selon l'ONG, sur les 560 rencontres avec les lobbies que la direction générale du commerce de la Commission a tenues pour préparer les pourparlers bilatéraux, 520 l'ont été avec des représentants du monde des affaires, et seulement 26 avec des groupes d'intérêt public. Les données du Corporate Europe Observatory couvrent les contributions effectuées lors des consultations publiques et des réunions des parties prenantes organisées par Bruxelles ainsi que lors de rencontres avec les lobbies « derrière des portes closes ».