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Les magasins de producteurs se fédèrent autour d’une marque nationale

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Une marque nationale fédérant les magasins de producteurs est en gestation. « Notre objectif est de faire connaître les magasins de producteurs aux consommateurs en revendiquant et garantissant des valeurs communes », s’enthousiasme Carine Montet, coordinatrice du réseau Terres d’envies qui fédère des magasins de producteurs de la région Auvergne Rhône-Alpes. Pour ce faire, un premier séminaire a eu lieu les 21 et 22 janvier avec les réseaux des régions Occitanie, Nouvelle Aquitaine, Grand Est et du Nord pour convenir des bases de cette future marque nationale et ainsi « faire le poids face aux attaques de la grande distribution et de copieurs opportunistes ».

Déjà, une charte de valeurs communes s’appuyant sur trois principes a émergé. Premièrement, il doit toujours y avoir au moins un producteur présent dans le magasin. Ensuite, les produits vendus sont exclusivement ceux des producteurs. Il ne peut y avoir d’achat-revente ni d’achat-transformation-revente. « Si de la charcuterie est vendue alors la viande utilisée doit venir d’un porc qui a été élevé par le producteur. Ce dernier ne peut avoir acheté un porc pour ensuite revendre les charcuteries qu’il aura confectionné », explique la coordinatrice de Terre d’envies. Dernier principe : les produits doivent être d’origine locale. « 90 % des produits dans les rayons des magasins de producteurs ont été produits à moins de 100 km », témoigne-t-elle.

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Le travail ne partait pas de zéro. L’association Terred d’envies travaille déjà en étroite relation avec le réseau Boutiques paysannes présent en Occitanie, avec lequel il porte la marque éponyme. « La volonté est de reprendre cette marque au niveau national », indique Carine Montet. Une assemblée générale du réseau occitan doit statuer sur la cession de la marque à un échelon national. « Un refus ne mettra pas en cause le projet de marque nationale. Nous en créerons une nouvelle », prévient la coordinatrice de Terre d’envies. Pour la porter, une société coopérative d’intérêt collective (SCIC), dont la gouvernance sera assurée par les magasins de producteurs, verra le jour.

Une charte de valeurs communes s’appuyant sur trois principes a émergé.