Abonné

Les marchés céréaliers en pleine période d’incertitude

- - 2 min

FranceAgriMer a souligné le 10 novembre la grande incertitude dans laquelle sont plongés les marchés céréaliers, en lien notamment avec l’élection présidentielle américaine. Les marchés céréaliers entrent dans « une période charnière, avec son lot d’incertitudes », a déclaré le directeur des marchés, études et prospective André Barlier, citant une récolte australienne perturbée par la météo, des devises chahutées, le pétrole en plein doute, des accords de libre-échange remis en cause par Donald Trump, devenu président des États-Unis. Interrogé sur les idées protectionnistes du nouveau chef de la Maison Blanche, le président du conseil spécialisé céréales Rémi Haquin a paru sceptique : « Je ne vois pas pourquoi », a-t-il dit, rappelant que « les États-Unis sont plutôt exportateurs ». Mais l’élection de Donald Trump va, d’après lui, « sûrement ralentir le TTIP » (Partenariat transatlantique de commerce et d’investissement), que les céréaliers français voient plutôt d’un mauvais œil. André Barlier a listé d’autres interrogations, sur la conclusion du Partenariat transpacifique (TPP), la renégociation de l’Accord de libre-échange nord américain (Alena), de nouvelles relations entre États-Unis et Chine, ce qui ne serait « pas anodin pour les flux céréaliers ».

Restez au courant en temps réel !

Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.

Côté devises, le dollar connaît une forte volatilité. Chaque baisse du billet vert favorise la compétitivité des céréales américaines, toute hausse joue à l’inverse. Autre monnaie dans la tourmente, celle de l’Égypte, premier importateur mondial de blé. « Des incertitudes pèsent sur la monnaie égyptienne avec, depuis quelques semaines, une livre en pleine dépréciation », a-t-il noté, signalant que le pays demande un prêt au FMI et les opérateurs privés l’aide des négociants internationaux. Les achats du Gasc, office public d’achat, sont en chute libre à 2,280 millions de tonnes de blé au 8 novembre contre 3,250 millions de tonnes au 24 novembre 2015, souligne FranceAgriMer.