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Léonard Prunier, président de Maison Prunier : « Les médailles du CGA sont reconnues par le consommateur à l’équivalent d’un signe de qualité »

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C’est un record pour l’entreprise Maison Prunier, qui vient de remporter 9 médailles au Concours général agricole 2019. Cette charcuterie industrielle, basée à Connerré dans la Sarthe, affiche un chiffre d’affaires de 33 millions d’euros en 2018. Elle emploie 160 salariés pour la production de tout type de charcuterie à base de porc, volaille et lapin.

Quelle est votre approche produit sur le Concours général agricole (CGA) ?

Nous participons aux CGA chaque année depuis l’introduction de la charcuterie en 2008. C’est inscrit dans l’ADN familiale puisque mon père et mon grand-père participaient déjà à des concours en leur temps. Le CGA nous permet de nous mesurer aux autres produits et de vérifier que nous tenons bien nos promesses en termes de qualité et de production haut de gamme. Cette année est assez exceptionnelle. Nous avons remporté neuf médailles alors que notre record était à cinq. Mais lorsque nous ramenons peu de récompense, nous reprenons nos produits pour vérifier que la qualité est bien là et pour analyser ce qu’il est possible d’améliorer.

Quel est l’impact de ces récompenses sur la dimension commerciale ?

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Les médailles du CGA sont reconnues par le consommateur à l’équivalent d’un signe de qualité. Ces récompenses vont dans le sens des attentes actuelles. Nous avons remarqué ça sur les autres concours auxquels nous participons mais qui n’ont pas la même reconnaissance du grand public. Ce concours s’inscrit également dans notre stratégie marketing qui consiste à raconter une histoire sur la fabrication de nos produits et notre entreprise. Avec les distributeurs, les médailles rentrent aussi en ligne de compte. Ça les incite à mettre nos produits en rayons. D’ailleurs, nous ne manquons pas de communiquer et de valoriser ces récompenses auprès de nos clients. L’impact réel est difficile à évaluer, mais j’estime que le CGA tire nos ventes de 10 à 20 % environ.

Quels sont les axes stratégiques de l’entreprise pour son développement à venir ?

Nous sommes actuellement présents dans toute la France, notamment sur le rayon coupe des GMS et en boucherie traditionnelle. Nous avons une politique de développement fort sur les produits libre-service, segment sur lequel nous sommes de plus en plus présent. Nous n’en délaissons pas pour autant le marché de la coupe qui reste très important. Concernant la R&D, nous nous concentrons sur des produits sous signe officiel de qualité comme le label rouge ou le bio. Le label Bleu-Blanc-Coeur nous intéresse également. Notre gamme s’enrichit à raison d’un à deux produits chaque année avec toujours le gustatif comme axe majeur. Nous travaillons de façon continue sur le packaging qui doit être capable de raconter notre histoire. Sur le plan géographique, nous avons quelques ventes vers l’Espagne mais l’international n’est pas notre priorité. L’exportation de charcuterie est relativement compliquée du fait des dates limites de consommation de ces produits frais.