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Union européenne Les négociants de vin européens veulent accéder aux pays tiers

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Les entreprises et négociants du secteur européen du vin jugent trop faible le nombre d’accords de libre-échange que l’UE est parvenue à conclure avec les pays tiers. Et ils déplorent d’avoir à faire face, pendant ce temps, à des mesures protectionnistes sur des marchés clefs.

«Parmi les marchés prioritaires qui sont significatifs pour les exportations de vin de l’UE, cette dernière a conclu des accords seulement avec la Corée du Sud, Singapour, l’Amérique centrale, ainsi que la Colombie et le Pérou », alors qu’elle a lancé « une multitude de négociations bilatérales depuis l’effondrement du cycle de Doha », ont regretté les entreprises et négociants de ce secteur, réunis le 3 octobre à Bruxelles au sein du Comité européen des entreprises vins (CEEV). Pendant ce temps, ajoutent-ils, les vins européens « sont continuellement confrontés à la prolifération de barrières protectionnistes unilatérales sur des marchés clefs ».
 
Obstacles en tous genres
Les autres pourparlers ouverts par l’UE, et en cours, pour la conclusion d’accords commerciaux importants pour le secteur du vin concernent, selon le CEEV, les États-Unis, le Canada, l’Inde, le Japon, la Thaïlande, la Malaisie, le Vietnam, le Mercosur et l’Ukraine.
Des droits de douane « prohibitifs » sont encore appliqués par l’Inde et le Vietnam, soulignent les entreprises et négociants du secteur européen du vin. Des « obstacles bureaucratiques sans fin » sont imposés en Russie. Des marchés essentiels comme les États-Unis ne sont pas en mesure d’assurer une protection « suffisante » aux indications géographiques, ajoutent-ils, rappelant que le vin est « le plus important produit d’exportation agricole de l’UE », pour une valeur de 8,9 milliards d’euros par an, soit une contribution de 6,4 milliards de d’euros d’excédent à la balance commerciale de l’Union.
 
« Otage » des tensions UE/Chine
Enfin, poursuit le CEEV, le vin européen « a été pris en otage dans les tensions bilatérales entre l’UE et la Chine, avec le lancement d’une enquête antidumping de représailles cet été » (1). « L’instrumentalisation du secteur du vin dans les différends commerciaux, comme cela est actuellement le cas avec la Chine, est particulièrement regrettable », a déclaré le président du CEEV, Jean-Marie Barillère. « Nous demandons instamment à la Commission de rechercher sans tarder une solution politique à un conflit commercial qui a des bases politiques, et de résoudre les tensions commerciales grâce à un dialogue et une négociation renforcés », a-t-il insisté.
La ministre française du commerce extérieur, Nicole Bricq, a demandé que la question de l’enquête antidumping chinoise soit abordée par le Conseil l’UE le 18 octobre à Luxembourg.
 
(1) Voir n° 3410 du 02/09/13

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