L’interdiction de l’utilisation des néonicotinoïdes à compter de 2018, votée par l’Assemblée nationale de 22 juin, est « irréaliste » dans un laps de temps aussi court, a affirmé Coop de France le 24 juin. « Elle va conduire à de multiples impasses », ajoute l’organisation qui considère que « la recherche et le développement de solutions alternatives nécessitent plus de temps ». Coop de France estime par ailleurs « incompréhensible » que l’avis de l’Anses, qui ne préconisait pas un retrait, n’ait pas été suivi. La Confédération générale des planteurs de betteraves (CGB), qui regrette que les députés aient cédé « une fois de plus aux organisations environnementalistes », craint de son côté « un recul de (la) compétitivité » de la filière betteravière et « de très lourdes pertes économiques ». Les deux organisations demandent aux parlementaires « d’adopter une mesure plus équilibrée » (Coop de France) et de « corriger le texte » (CGB). De son côté, l’Organisation des producteurs de grains de la Coordination Rurale s’est « scandalisée » du retrait des néonicotinoïdes qui, selon elle, « se traduira en perte financière sèche » pour les agriculteurs et induira une hausse de la consommation en produits phytosanitaires.
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