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Enseignement agricole Les parlementaires de gauche soutiennent l’enseignement agricole public

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Lors des Contre-assises de l’enseignement agricole public organisées par le Syndicat national de l’enseignement technique agricole public (Snetap), le 10 novembre à Paris, des parlementaires de gauche ont affirmé leur volonté d’apporter leur soutien aux propositions du syndicat. Ce dernier souhaite une action forte dès le vote du budget 2010.

Le Snetap, syndicat majoritaire, a tenu ses contre-assises comme prévu le 10 novembre. Elles devaient se dérouler en parallèle des Assises de l’enseignement agricole public organisées par le ministère de l’Agriculture mais celles-ci ont été reportées au 10 décembre.
« Le 10 décembre, ce sera trop tard ; tout sera joué pour le budget 2010 », a expliqué Jean-Marie Le Boiteux, secrétaire général du syndicat.
Pour rappel, le syndicat avait dans un premier temps accepté de participer aux Assises de l’enseignement agricole public à la condition que le ministre s’engage à ne pas réduire les moyens et le nombre d’emploi de cet enseignement. La suppression de 224 emplois dans l’enseignement agricole (sur 730 au sein du ministère de l’Agriculture), dont 221 enseignants, prévue au budget 2010, a mis un terme à toute participation. Les réflexions ont cependant continué avec élus de terrain et parents d’élèves. Elles ont débouché sur 21 propositions présentées le 10 novembre à des parlementaires communistes, socialistes et verts. Les premières d’entre elles concernent la fin des suppressions d’emplois et la résorption de la précarité.

Une question de « survie »
Les parlementaires ont déclaré qu’ils vont « travailler ces propositions » pour les « porter au parlement ». Les députés vont demander une audition à une ou plusieurs des commissions concernées de l’Assemblée nationale et étudier la possibilité de déposer un amendement au projet de budget.
« L’enseignement agricole public est en état de choc, en situation de rupture et d’effondrement », a expliqué la senatrice Brigitte Gonthier-Morin qui souhaite « un mouvement d’opinion » afin de faire « reculer le ministère ».
« La question qui se pose est celle de la survie de l’enseignement agricole public », a déclaré Pierre Cheret, délégué national du Parti socialiste pour l’enseignement agricole.
« Voilà un type d’enseignement qui répond parfaitement aux difficultés que rencontre l’Education nationale, déclarent les parlementaires de droite. On en loue l’excellence et en même temps, on l’asphyxie », a regretté Jean-Luc Fichet, sénateur-maire de Lameur (Finistère) en ajoutant : « On va prendre tous les moyens pour le défendre ».
Le Snetap, de son côté, a demandé audience à Bruno Le Maire et espére un rendez-vous avant le 10 décembre. Il appelle ses adhérents à se joindre à la journée de grève organisée par la FSU le 24 novembre.

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