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Etiquetage alimentaire Les parlementaires européens présentent leur projet en matière d’étiquetage

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Mention du pays d’origine et informations nutritionnelles : la commission compétente du Parlement européen a formulé en deuxième lecture une série d’exigences en matière d’étiquetage des denrées alimentaires. Avant le vote en plénière prévu en juillet, la rapporteure parlementaire, Renate Sommer, démocrate-chrétienne allemande, va entamer des négociations afin de conclure un accord avec le Conseil des ministres de l’UE (1).

L’origine de certaines denrées alimentaires, telles que la viande bovine, le miel, l’huile d’olive et les fruits et légumes frais, est déjà inscrite obligatoirement sur les étiquettes. A la demande du Parlement européen, le Conseil des ministres a accepté d’allonger la liste à la viande porcine, ovine, caprine et à la volaille. Néanmoins, se prononçant le 19 avril, en deuxième lecture, sur le projet de règlement concernant l’information des consommateurs sur les denrées alimentaires, la commission parlementaire de l’environnement, de la santé publique et de la sécurité alimentaire du Parlement européen a souhaité aller plus loin, en votant pour l’indication du « lieu ou pays de provenance » de toutes les viandes et volailles, du lait et des produits laitiers ainsi que d’autres produits ne comportant qu’un seul ingrédient. Elle propose également que le pays d’origine soit spécifié pour la viande, la volaille et le poisson utilisés comme ingrédients dans des aliments transformés.
De plus, selon les députés, les étiquettes des viandes devraient indiquer le lieu de naissance, d’élevage et d’abattage de l’animal. En outre, la viande provenant d’animaux abattus sans étourdissement, conformément à certaines traditions religieuses, devrait être étiquetée comme telle et la viande composée de morceaux reconstitués devrait porter la mention « morceaux de viande reconstitués ».

Informations nutritionnelles

La commission parlementaire a également voté pour la présentation, au dos de l’emballage, d’un tableau lisible comprenant les informations nutritionnelles essentielles, telles que la valeur énergétique, la quantité de lipides, d’acides gras saturés, de glucides, de sucre, de protéines et de sel. Elle a toutefois ajouté à cette liste les acides gras trans artificiels, alors que le Conseil des ministres de l’UE juge que cette mention devrait être seulement volontaire.
Ces diverses informations devraient être exprimées pour des quantités équivalant à 100 g ou 100 ml, et également par portion, et pourraient en outre mentionner les apports journaliers recommandés, selon les parlementaires, qui énumèrent par ailleurs une longue liste de facteurs que la Commission de Bruxelles, chargée d’établir des règles contraignantes, devra prendre en compte afin de garantir la lisibilité des étiquettes.
Selon le Bureau européen des unions de consommateurs (Beuc), ce vote « constitue un revers majeur pour les consommateurs puisque les députés ont rejeté les propositions pour un étiquetage obligatoire des informations nutritionnelles clés sur la face avant des emballages ».
Pour sa part, la Confédération des industries agroalimentaires de l’UE (CIAA) « prend note du signal positif envoyé par les députés européens sur l’étiquetage nutritionnel, les exemptions accordées pour les petits paquets et certains éléments de l’approche plus large en matière de lisibilité – malgré certaines tentatives d’imposer une taille de police minimum pour les étiquettes ».

(1) Voir n° 3290 du 28/02/11

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