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Découverte Les plantes peuvent s'adapter à une alimentation pauvre en azote

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Les plantes sont capables de s'adapter à une alimentation pauvre en azote, grâce à une protéine, NRT1.1, qui met en œuvre, à travers des mécanismes de signalisation du nitrate, des réponses différentes de la plante. C'est ce que viennent de mettre en évidence des chercheurs de l'Inra, du CNRS, du Cirad, de Montpellier SupAgro et de collègues tchèques.

Des chercheurs viennent de lever le voile sur le rôle de « plaque tournante » de la protéine NTR1.1, indique un communiqué de l'Inra du 3 mars. En pratique, moins il y a d'azote dans le sol, plus les plantes sont efficaces pour l'utiliser, résume l'institut.

Percevoir et activer la bonne réponse

La protéine NTR1.1 permet à la plante de percevoir son environnement mais aussi « d'activer la bonne réponse adaptative en fonction des conditions du milieu ». Ces travaux ouvrent de nombreuses perspectives, notamment vers l'identification de plantes mieux adaptées aux faibles doses d'engrais. La protéine NRT1.1 « met en œuvre non pas un seul, mais plusieurs mécanismes de signalisation du nitrate qui activent sélectivement des réponses différentes », précise le communiqué de l'Inra. Cette protéine de la membrane des cellules racinaires permet ainsi aux plantes de déclencher les réponses adaptatives au manque d'azote, détaille-t-il.

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Une des pistes de recherche pourrait consister à voir si la variabilité génétique des plantes peut être exploitée en amélioration végétale pour aboutir à de nouveaux génotypes mieux adaptés aux faibles doses d'engrais.

Les résultats de ces travaux ont été publiés dans le numéro de Nature Plants le 2 mars.