Au-delà de la cueille en elle-même, les plateformes d'assistance aussi s'automatisent pour faciliter de nombreux travaux dans les vergers.
À l’image de la collaboration entre Tevel et la marque d’équipements N.Blosi (Chabas) sur le marché français (voir l'entretien avec Tevel dans ce dossier), les fabricants de plateformes d’assistance à la récolte ont un rôle grandissant à jouer dans la robotisation. « Durant la phase de récolte, il n’y a pas que le détachement de la pomme qui peut être robotisé. Certaines opérations du processus peuvent être automatisées », analyse l’ingénieur en robotique du CTIFL Florentin Kaçar.
Les plateformes de récolte sont adaptées aux cultures en haies fruitières pour passer dans l’inter-rang. Elles sont équipées d’une plateforme élévatrice pour mettre les ouvriers à hauteur d’arbre afin de cueillir les fruits ou d’effectuer d’autres travaux (taille, éclaircissage, installation de filets paragrêle). Elles visent aussi à simplifier le travail en évitant aux cueilleurs de faire des allers-retours entre le point de cueille et le palox, ou de se baisser pour déposer un fruit. Certaines sont automotrices et permettent de fluidifier le travail.
Conventionnelles ou sophistiquées
Parmi les plateformes « conventionnelles » figurent par exemple celles des marques N.Blosi et Rosatello. « Elles sont assez courantes car polyvalentes et assez peu onéreuses par rapport à d’autres machines plus sophistiquées. Mais elles sont surtout utilisées sur les grandes exploitations, qui peuvent avoir 15 à 20 machines », observe Florentin Kaçar. Ces plateformes conventionnelles ont besoin d’un conducteur, qui alterne entre pilotage de l’engin et cueillette.
Restez au courant en temps réel !
Suivez des thématiques, des projets législatifs, des entreprises et des personnalités pour être notifié dès que nous publions un article.
Mais il existe des solutions qui permettent d’automatiser leur pilotage, comme le Viziopilot distribué par l’entreprise Vantage Atlantique-Méditerranée. « C’est un système de capteurs et de caméra, avec un correcteur de trajectoire qui permet de changer le cap de la machine entre deux murs fruitiers ou le long d’un rang », indique l’ingénieur.
Il existe aussi des plateformes de récolte équipées de tapis convoyeurs pour acheminer les fruits fraîchement cueillis jusqu’au palox, sans passer par l’étape intermédiaire du sac de récolte. Selon Florentin Kaçar, elles sont encore très peu répandues car « elles sont coûteuses et peuvent manquer de polyvalence ». Parmi les solutions commercialisées figure par exemple la récolteuse Pluk-O-Trak de l’entreprise néerlandaise Munckhof and Oesco Inc.