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Les pôles de compétitivité ont un effet positif sur l’emploi dans les PME

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Les pôles de compétitivité, lancés en 2005, ont un effet positif sur l’emploi dans les PME, indique l’organisme d’expertise France Stratégie, placé auprès du Premier ministre, dans une étude publiée le 26 août. Parmi les cinquante-six pôles de compétitivité labellisés, une vingtaine s’intéressent aux secteurs relevant du ministère de l’Agriculture (agriculture, agroalimentaire, forêt-bois…).

Les auteurs constatent un effet de levier sur les dépenses de R&D (recherche et développement) des PME de 2,5 € supplémentaires dépensés pour un euro de subvention. Les résultats montrent que les PME membres ont recruté (ou sauvegardé) sur la période 2008-2013, 0,56 cadre, 0,58 salarié dit de « profession intermédiaire » et 0,28 employé supplémentaire en moyenne par rapport à une entreprise similaire non-membre des pôles. « Cela implique une augmentation totale de l’ordre de 1,5 salarié par rapport à une PME non-membre d’un pôle. »

Pour renforcer ces résultats positifs, l’organisme suggère quelques pistes : encourager les fusions entre les pôles insuffisamment structurés ; s’appuyer sur les Instituts de recherche technologique (IRT) et les comités stratégiques de filières (CSF) du Conseil national de l’industrie (CNI).

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De leur côté, les instituts techniques agricoles estiment que les liens entre eux et les pôles de compétitivité « pourraient être renforcés », selon Jean-Paul Bordes, directeur de l’Acta, l’Association de coordination des instituts techniques agricoles. Parmi les exemples de collaboration qui portent leurs fruits, il cite le projet OccitaNum, de développement de l’agroécologie en Occitanie par le numérique. Ce projet, qui associe des coopératives comme Arterris, a conduit à l’élaboration d’un logiciel d’optimisation de l’assolement des cultures (emblaver tant d’ha de blé, de maïs, de tournesol, de soja, au vu du prix des intrants et des marchés de grains).

Parmi les 56 pôles de compétitivité, une vingtaine liés aux filières agri-agro