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Les prévisions de surfaces de melon français en baisse

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C’est une demi-surprise. Les prévisions de surfaces de melon charentais en France s’établissent à 13 050 ha pour l’année 2018, soit « une baisse importante de près de 900 ha », a indiqué Catherine Taussig, de l’Association provençale de recherche et d’expérimentation légumière (Aprel) à l’occasion de la présentation de ses prévisions par l’Association interprofessionnelle du melon (AIM) le 25 avril lors du Medfel.

Dans le même temps, les prévisions sont stables au Maroc et en Espagne avec respectivement 1550 ha et 4750 ha, après plusieurs années de hausse notamment au Maroc. Les conditions climatiques « globalement difficiles dans toutes les zones de production » devraient permettre un « bon enchaînement des récoltes, sans confrontation des productions », a précisé Catherine Taussig. L’année dernière, l’arrivée tardive sur le marché de la production espagnole avait entraîné une concurrence avec la production française aux mois de juin et juillet, provoquant un prix largement au-dessous de la moyenne durant ces mois où la consommation de melon est la plus forte.

Cette année, le gros de la production marocaine devrait arriver fin avril/début mai, alors que l’espagnole devrait se concentrer sur la fin mai et le début du mois de juin. « Tout est réuni pour que la saison 2018 soit très différente de 2017 » pour la production française qui devrait arriver à la fin juin, s’est ainsi voulue rassurante Catherine Taussig.

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En France, la baisse des surfaces est en partie le reflet des difficultés de la campagne passée. La région Sud-Ouest, l’une des trois principales zones de production, a ainsi accusé « une baisse de près de 400 ha après l’arrêt d’un gros opérateur de la région », a indiqué Bernard Miozzo, représentant de l’AIM dans le Sud-Ouest. Alors que le Sud-Est est stable et que le Centre Ouest voit légèrement s’éroder ces surfaces.

Des conditions qui incitent les producteurs à une certaine prudence. Si les prévisions sont encourageantes, elles ne sont pas le gage d’une saison réussie. « Seulement 35 % des surfaces sont plantées aujourd’hui, le climat des jours à venir va être déterminant pour l’entrée en production », préfère ainsi rappeler Catherine Taussig.