Il est nécessaire, indique la communication de la Commission européenne sur la qualité des produits agricoles publiée le 28 mai, de promouvoir une approche « globale et les mesures concrètes » en vue « d'améliorer la communication entre les agriculteurs, les acheteurs et les consommateurs au sujet de la qualité des produits agricoles, d'harmoniser les règles de l'Union européenne relatives à la qualité de ces produits et de simplifier les systèmes et labels existants ». Bruxelles se propose donc d'établir, dans la « concertation », des lignes directrices pour les systèmes de certification de la qualité des produits agricoles, de « préparer le terrain » à d'éventuelles initiatives législatives concernant les indications géographiques, les spécialités traditionnelles garanties et les normes de commercialisation, y compris les mentions réservées facultatives ; d'examiner la possibilité de recourir au Comité européen de normalisation (CEN) ; et d'œuvrer à une meilleure reconnaissance des systèmes de qualité de l'Union européenne dans les pays tiers. Le système des spécialités traditionnelles garanties (STG) « n'a manifestement pas atteint tout son potentiel », indique Bruxelles. Il serait supprimé au profit de l'introduction d'une « mention réservée » : « produit traditionnel ». En ce qui concerne les indications géographiques, le système serait « rationnalisé » par le biais d'une fusion des trois registres actuels (vins, spiritueux et produits agricoles) et l'instauration de différents niveaux de protection à l'échelle de l'UE. Enfin, un cadre européen serait défini pour promouvoir le recours à des systèmes de certification privés permettant la mise en avant de « mention réservées » valorisantes (biodiversité, agriculture de montagne, bien-être animal, empreinte carbone, commerce équitable, production intégrée).
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