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Structure Les prix dans la distribution mieux évalués

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Le Comité de pilotage de l’Observatoire des prix et des marges des produits alimentaires va examiner, pour validation, le 18 septembre son deuxième rapport depuis sa création en juillet 2010. Ce rapport est destiné au Parlement et a pour objectif d’analyser les coûts de production au stade le la production agricole, les coûts de transformation et ceux de distribution, tout au long de l’ensemble de la chaine de la chaîne de commercialisation de ces produits agricoles. La grande originalité du rapport de cette année est d’avoir pu affiner les données relatives aux coûts supportés par la grande distribution et pesant réellement sur les denrées alimentaires mises en rayon.

Ce comité est composé d’un représentant de l’assemblée permanente des chambres d’agriculture, de 5 représentants des organisations syndicales d’exploitants agricoles, de 3 de la pêche maritime et de l’aquaculture, de 7 des industries de transformation agroalimentaire, de 2 des associations nationales des consommateurs et de représentants du commerce et de la distribution alimentaire, dont le nombre vient d’être porté de 3 à 5 (cf nominations dans ce numéro). Il est présidé par Philippe Chalmin. Il a pour but d’éclairer les pouvoirs publics sur la formation des prix et des marges tout au long de la chaîne alimentaire. Tous les participant sont unanimes pour convenir que l’originalité et la nouveauté de cet organisme est de réunir tous les participants autour d’une même table, et apporter une plus grande transparence au sein des filières. « Celle-ci n’est pas encore absolue mais l’observatoire a apporté beaucoup de clarté et doit encore progresser pour constituer un outil de régulation, même si cela va encore prendre du temps » reconnait Catherine Lion, Directeur général adjoint de la FNSEA. Qui constate que ce n’est pas le moindre mérite de cette démarche que d’avoir « instauré une habitude relationnelle entre les différents acteurs ».
 
La collaboration de tous
Les travaux de l’Observatoire s’appuient sur les données des services publics (services statistiques des ministères, Insee, Inra) mais aussi celles fournies par les fédérations professionnelles agricoles (producteurs de lait, viande, céréales, alimentation animale, etc…) ainsi que celles fournies par les industriels et par les enseignes de la distribution. Tous ont fait l’effort de transmettre des données mensuelles, même lorsqu’ils n’en tenaient pas jusqu’alors. « Les industriels ont fait un gros travail pour fournir des données, même s’ils sont parfois réticents pour des raisons de confidentialité vis-à-vis de la concurrence », se félicite Catherine Lion. De même, la grande distribution « a bien collaboré, arrivant à ventiler ses charges, rayon par rayon » constate Philippe Boyer, secrétaire général de l’Observatoire. La tâche n’était pas aisée, concède-t-il, notamment pour les magasins appartenant à de grandes chaînes qui ont une gestion centralisée de la trésorerie et du coût des besoins de financement ou de rémunération du capital. « Ils sont toutefois parvenus à isoler l’alimentaire de l’habillement et à mieux identifier les coûts par type de produits ». Cet élément sera sans doute l’élément le plus nouveau, comparativement au précédent rapport et suscitera probablement le plus de commentaires.
 
Vers des rapports thématiques
Le rapport 2012 a été réalisé à partir des données compilées jusqu’à fin juin, avant la flambée des prix des matières premières. Il faudrait sans doute, l’avenir, le publier en fin d’année ou en début d’année suivante pour avoir une vision globale d’une année complète, suggère Philippe Boyer. Une autre innovation pour les années à venir serait de proposer des analyses plus thématiques. « Ainsi creuser davantage l’impact des prix des matières premières sur le coût final à la consommation » aurait pu constituer un thème approprié pour cette année. Les outils se sont mis en place et il s’agit désormais de les faire vivre, sans perdre de vue que « le but n’est pas de donner des directives mais de clarifier le discours » , explique Philippe Boyer.

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